Pour un élève ingénieur ou un étudiant en sciences, le test TAGE MAGE® se prépare d’abord par le verbal : la Compréhension de textes et l’Expression forment la partie « aptitudes verbales », notée sur 60 comme la résolution de problèmes, et pèsent autant qu’elle dans le score sur 600. Votre avance en calcul existe, sur un programme qui s’arrête au lycée, mais la calculatrice est interdite : le calcul à la main se travaille aussi, à petite dose. Le reste du temps va à la lecture chronométrée et aux trois types de questions d’Expression.

L’essentiel

Partie verbale
Sous-tests 1 et 5Compréhension de textes et Expression, notées ensemble sur 60
Poids dans le score
Un tiersle score sur 600 est la moyenne des trois parties multipliée par 10
Niveau du Calcul
Classe de troisièmeseconde et première pour certaines questions, selon le livret du candidat
Calculatrice
Interditecomme tout matériel électronique ; seul le stylo est autorisé
Expression
3 types de questionscorrection, reformulation, cohérence, un tiers des questions chacun
Raisonnement / Argumentation
Vie quotidiennesans connaissances approfondies de logique formelle, selon la FNEGE

Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .

Votre avance en calcul est réelle mais partielle

Pour la FNEGE, dont la page Sous-tests du TAGE MAGE décrit chaque épreuve, les notions mathématiques du Calcul « relèvent du niveau de la classe de troisième ». Le livret du candidat nuance, page 21 : « Le niveau de connaissance requis correspond à celui de classe de troisième et pour certaines questions à celui des classes de seconde et de première. » Les neuf champs qu’il énumère, des entiers relatifs aux propriétés du triangle et du cercle, restent dans ce périmètre ; les intégrales et les matrices de vos études supérieures n’y figurent pas.

Il vous manque peut-être autre chose : l’habitude de calculer sans machine. La page Conseils interdit « tout matériel électronique », calculatrice et montre comprises, et le règlement du test précise que « l’utilisation de tout document ou matériel en dehors du stylo est interdite ». Prenez 0,35 × 480 : de tête, 480 × 0,25 = 120 et 480 × 0,1 = 48, d’où 168 ; on vérifie par 480 × 35 = 16 800, divisé par 100. Dix minutes par jour de calcul à la main, sans calculatrice, entretiennent ces réflexes.

Dans ses consignes du Calcul, le livret précise que « les questions ne sont pas classées par ordre de difficulté ». Finir coûte que coûte un problème commencé devient alors un risque : une question qui résiste se laisse de côté, et l’on y revient s’il reste du temps. L’autre sous-test de la même partie demande d’apprendre la consigne propre aux Conditions minimales avant la première série.

Ce que pèsent les sous-tests verbaux

La page Comprendre son score de la FNEGE annonce : « Le score final du test TAGE MAGE sur 600 points est détaillé par trois catégories d’aptitudes sur 60 points (résolution de problèmes, aptitudes verbales et raisonnement logique). » Sa page Sous-tests range dans les aptitudes verbales le sous-test 1, Compréhension de textes, et le sous-test 5, Expression : 30 questions sur 90, chaque épreuve en contenant 15 selon la page Présentation. Le tableau de la page Comprendre son score fait du score final la moyenne des trois parties, multipliée par 10. Dans le score sur 600, un point pris en lecture vaut donc un point pris en calcul.

Soit des notes inventées pour l’exemple : 54 sur 60 en résolution de problèmes, 30 en aptitudes verbales, 42 en raisonnement logique. La moyenne vaut 42, et le score 420. Ce candidat n’a plus que 6 points à prendre dans la partie où il est à l’aise, contre 30 dans la partie verbale : c’est là que son score garde de la marge.

Une école peut compter autrement : la même page précise que les établissements utilisateurs peuvent appliquer « une pondération spécifique aux différentes parties du test ». Pour un master ou un double diplôme, le règlement de la voie d’admission visée dit si l’école demande un test, lequel, et ce qu’elle fait du score.

Compréhension : lire un texte d’idées

La FNEGE ouvre ainsi sa présentation du sous-test 1 : « L’épreuve Compréhension d’un texte écrit évalue, en temps limité, la compétence de lecture dans ses différents aspects. » Parmi ces aspects, sa page cite « l’identification des faits et des opinions concernant ces faits » et « l’évaluation de la posture intellectuelle de l’auteur par rapport au sujet qu’il traite ». La page ne dit pas combien de textes compte l’épreuve, ni quelle est leur longueur.

Ces deux aspects demandent une autre lecture que celle d’un énoncé technique, où chaque phrase est une donnée que l’auteur tient pour vraie. Un texte d’idées mêle à sa thèse des phrases d’un autre statut : une opinion que l’auteur rapporte pour la contester, un fait qu’il concède à l’adversaire, un exemple. Lu comme un cahier des charges, il mène au contresens.

Paragraphe d’idées, écrit pour ce guide

(1) Pour que les citadins prennent le vélo, il suffirait, dit-on, de leur construire des pistes cyclables. (2) Il est vrai qu’une piste neuve se remplit vite. (3) Elle se remplit pourtant surtout de cyclistes qui roulaient déjà : quand une ville ouvre une piste le long d’un boulevard, ce sont d’abord les rues voisines qui perdent leurs vélos. (4) La piste a donc déplacé des trajets plus qu’elle n’en a créé. (5) Ceux qui ne pédalent pas y renoncent pour d’autres raisons, la crainte du vol ou l’absence d’endroit où ranger un vélo à l’arrivée, et aucun kilomètre de piste ne lève ces obstacles.

Le paragraphe sur les pistes cyclables, annoté phrase par phrase
PhraseRôle dans le texteCe qui le signale
1Opinion rapportée, que l’auteur va contester« dit-on »
2Concession : un fait qui va dans le sens de l’opinion adverse« Il est vrai que »
3Retournement, puis exemple« pourtant », puis le deux-points qui ouvre un cas observé
4Conclusion tirée de l’exemple« donc »
5Thèse : ce que l’auteur défendune cause affirmée sans réserve, en dernière position

Faites défiler le tableau vers la droite.

Un lecteur qui prend chaque phrase pour une donnée prête à l’auteur la phrase 1, la première rencontrée, alors que celui-ci soutient l’inverse. Une question sur sa position se tranche avec les phrases 3 à 5.

Question

Quelle est la position de l’auteur sur les pistes cyclables ?

  1. Elles suffisent à faire prendre le vélo à ceux qui ne le prenaient pas.
  2. Elles attirent surtout des cyclistes qui roulaient déjà, et d’autres obstacles retiennent ceux qui ne pédalent pas.
  3. Les villes devraient cesser d’en construire.
  4. Une piste neuve reste vide.
  5. Les rues voisines d’une piste sont devenues dangereuses pour les vélos.
Corrigé

Réponse B : elle reprend le constat de la phrase 3 et la thèse de la phrase 5. A est l’opinion que la phrase 1 rapporte, celle que le texte conteste. C prête à l’auteur une proposition qu’il ne fait nulle part. D contredit la phrase 2, qui admet qu’une piste neuve se remplit vite. E ajoute un danger dont le texte ne parle pas : il constate seulement que les rues voisines perdent leurs vélos.

Le guide sur la méthode de lecture pour la Compréhension de textes décrit l’annotation et le budget de temps ; un autre aide à reconnaître ce que demande chaque question.

Expression : trois exercices distincts

La page Sous-tests partage le sous-test 5 en trois parts égales : « Un tiers des questions vise à vérifier l’aptitude à percevoir et à corriger les maladresses usuelles contenues dans des messages brefs. » Les deux autres tiers portent sur la reformulation et sur la cohérence d’un discours. Sur 15 questions, cela fait 5 de chaque type ; le guide correction, reformulation, cohérence : le sous-test Expression détaille le geste propre à chacun.

Révisez le tiers de correction comme un formulaire : une liste fermée de règles, chacune apprise avec une phrase juste et une phrase fautive que vous écrivez vous-même, relue avant chaque série. Une ligne de ce formulaire : après un « si » d’hypothèse, pas de conditionnel. On écrit « Si le jury avait reçu le dossier plus tôt, il l’aurait examiné », jamais « Si le jury aurait reçu ». La suite est dans les règles de grammaire à réviser.

La reformulation demande une rigueur que vous pratiquez déjà, celle des quantificateurs. « La plupart des trains de la ligne arrivent à l’heure » ne veut dire ni « tous les trains », qui en affirme plus, ni « certains trains », qui en affirme moins ; « les trains de la ligne arrivent en majorité à l’heure » garde le sens. Un « peut » devenu « doit », un « en partie » devenu « entièrement » font le même écart qu’un « il existe » remplacé par un « pour tout ».

Le livret décrit le troisième exercice ainsi, page 46 : « Choisir les mots qui assurent la cohérence du texte. » Quand le mot qui manque est un connecteur, il joue le rôle d’un opérateur logique. Dans « Le dossier était complet ; …, il a été refusé », le blanc appelle une opposition, « pourtant », et « donc » ferait du refus la conséquence du dossier complet. Ces deux exercices de sens ont leur guide : les questions de reformulation et de cohérence.

Raisonnement / Argumentation : pas de la logique formelle

La FNEGE l’écrit sur sa page Sous-tests : « L’épreuve de raisonnement évalue les capacités de raisonnement et de jugement par rapport à des situations de la vie quotidienne ou des opinions défendues dans les médias. » Elle ajoute : « Le sous-test ne nécessite pas de connaissances approfondies des principes fondamentaux de la logique formelle. » Ce sous-test forme avec la Logique la partie « raisonnement logique » du score.

Un œil formé aux démonstrations repère vite une faille ; le risque est de chercher une preuve là où la FNEGE parle de jugement. Prenez cet argument, écrit pour ce guide : « Les salariés qui déjeunent à la cantine de l’entreprise prennent moins de jours d’arrêt maladie que les autres ; rendre la cantine gratuite ferait donc baisser les arrêts. » Une corrélation ne prouve pas une cause. Si l’on vous demande quelle information affaiblit le plus l’argument, ne cherchez pas celle qui le réfute : « ces salariés sont plus jeunes que les autres » l’affaiblit en expliquant l’écart autrement, « la cantine sert deux menus » ne le touche pas. Classez les propositions entre elles.

Un plan en quatre semaines pour le verbal

Ce plan suppose trente minutes par jour en semaine et une heure le week-end, plus les dix minutes de calcul. Chaque série se fait dans les conditions du test : 15 questions en 20 minutes, sans montre ni téléphone. Pour la Compréhension de textes, le livret donne 30 questions d’exemple, alors que l’épreuve en compte 15 : partagez-les en deux séries, sans couper un texte.

Quatre semaines pour les sous-tests verbaux, trente minutes en semaine et une heure le week-end
SemaineLecture, chaque jourExpressionSéries de 20 minutes
1Une tribune ou un éditorial : écrire la thèse en une phrase, puis repérer la concession et l’exempleLe formulaire de la correction : deux règles par jour, chacune avec une phrase juste et une fautiveUne série de Compréhension de textes et une d’Expression, pour mesurer
2Même exercice, en entourant les mots qui signalent une opinion rapportée : « selon », « dit-on », « certains estiment »Reformulation : récrire une phrase à nuance, puis en écrire une version trop forte et une trop faibleDeux séries de Compréhension de textes
3Une seule lecture par article, sans retour en arrière, puis la thèse écrite de mémoireCohérence : dans un article, nommer la relation que marque chaque connecteurDeux séries d’Expression
4Des textes plus longs ou plus abstraits, toujours en une lectureRelire le formulaire avant chaque sérieLes deux sous-tests à la suite, 40 minutes, deux fois dans la semaine

Faites défiler le tableau vers la droite.

Après chaque série, séparez les questions non traitées des réponses fausses. Une réponse fausse de Compréhension qui reprenait une opinion rapportée renvoie à la lecture des marqueurs ; une erreur d’Expression se range dans son tiers. Pour suivre ce plan avec un enseignant, TAGE MAGE Étoile propose une préparation individuelle centrée sur le verbal.

À la fin de la quatrième semaine, comparez vos séries à celles de la première, sous-test par sous-test. Si le nombre de questions non traitées n’a pas baissé, travaillez la vitesse de lecture avant toute autre chose. Si ce sont les réponses fausses qui résistent, relisez leurs corrigés en cherchant la phrase du texte que vous avez prise pour l’avis de l’auteur.

Questions fréquentes

Le TAGE MAGE est-il facile pour un ingénieur ?

Pas dans toutes ses parties. Le programme du Calcul vous est connu : la FNEGE le situe en classe de troisième, et le livret du candidat ajoute la seconde et la première pour certaines questions. La calculatrice est en revanche interdite, et la Compréhension de textes et l’Expression forment à elles deux la partie verbale, notée sur 60 comme la résolution de problèmes. Dans le score sur 600, elle pèse autant que la partie où se trouve le Calcul.

Quels sous-tests travailler quand on vient des sciences ?

Mesurez d’abord, avec une série de 15 questions en 20 minutes dans chaque sous-test. Sauf résultat contraire, nous conseillons de commencer par la Compréhension de textes et l’Expression, qui forment ensemble un tiers du score sur 600, puis le Raisonnement / Argumentation, qui porte sur des situations de la vie quotidienne et ne demande pas de connaissances approfondies en logique formelle. Gardez chaque jour dix minutes de calcul à la main, puisque la calculatrice est interdite.

Le calcul du TAGE MAGE est-il difficile ?

Pas par son programme. Le site de la FNEGE situe les notions au niveau de la classe de troisième ; le livret du candidat ajoute, pour certaines questions, la seconde et la première, et sa liste comprend les équations du second degré. Ce qui demande de l’entraînement, c’est le format : aucune calculatrice, et des questions qui ne sont pas classées par ordre de difficulté.

Sources : FNEGE, pages « Comprendre son score » (texte et tableau de la rubrique « Calcul de la note finale »), « Sous-tests du TAGE MAGE », « Présentation », « Conseils » et « Règlement » du site tagemage.fr ; livret du candidat (pages 4, 21 et 46) ; consultés le 18 octobre 2026.