Au test TAGE MAGE®, le Calcul et les Conditions minimales forment une partie sur trois : 30 questions sur 90, notées sur 60 comme chacune des deux autres parties. Leur programme reste celui de la classe de troisième, avec certaines questions de seconde et de première, et il se travaille sans calculatrice. Reprenez-le en quatre étapes : les opérations de tête, puis la proportionnalité et les pourcentages, puis la mise en équation, et en dernier la consigne des Conditions minimales.

Vos points forts gardent leur poids : dans le score sur 600, les aptitudes verbales comptent autant que la partie chiffrée, et la FNEGE écrit que la Logique ne présente « aucune difficulté de mathématique ».

L’essentiel

Partie chiffrée
1 partie sur 3Calcul et Conditions minimales, 30 questions sur 90, notées sur 60
Score final
Sur 600moyenne des trois notes de partie, multipliée par 10
Niveau du Calcul
Classe de troisièmeseconde et première pour certaines questions, selon le livret du candidat
Calculatrice
Interditeseul le stylo est autorisé
Sous-test Logique
Pas de difficulté de mathématiqueselon la FNEGE ; séries de nombres, de lettres ou de figures

Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .

Ce que pèse la partie chiffrée

La répartition figure sur la page Comprendre son score de la FNEGE : « Le score final du test TAGE MAGE sur 600 points est détaillé par trois catégories d’aptitudes sur 60 points (résolution de problèmes, aptitudes verbales et raisonnement logique). » Le tableau publié sous l’intertitre « Calcul de la note finale » place le Calcul (sous-test 2) et les Conditions minimales (sous-test 4) dans la résolution de problèmes, avec 30 questions, et calcule le score final comme la « Moyenne des épreuves 1, 2 et 3 x10 », les trois épreuves étant ici les trois parties. La partie chiffrée pèse donc un tiers du score sur 600. Les deux autres tiers reviennent aux aptitudes verbales (Compréhension de textes, Expression) et au raisonnement logique (Raisonnement / Argumentation, Logique).

Le sous-test Logique manipule des nombres, mais la page Sous-tests de la FNEGE écrit que l’épreuve « ne présente aucune difficulté de mathématique » ; pour les séries de figures, elle ne demande que des « connaissances géométriques et arithmétiques très élémentaires ». Selon le livret du candidat, à sa page 53, « les données sont de nature spatiale ou constituées de lettres et de chiffres ». On y cherche la règle qui relie ces données : la page Sous-tests parle d’une épreuve « de catégorisation de données spatiales et numériques ».

Le programme est borné

Deux textes de la FNEGE fixent le niveau. La page Sous-tests écrit que « les notions mathématiques concernées relèvent du niveau de la classe de troisième ». Le livret du candidat nuance à sa page 21 : « Le niveau de connaissance requis correspond à celui de classe de troisième et pour certaines questions à celui des classes de seconde et de première. »

La même page énumère neuf champs de connaissance, dont les équations du second degré et l’« analyse combinatoire simple ». Lisez-la un crayon à la main en cochant ce que vous savez encore faire sans manuel : les lignes restées vides forment votre programme. Le guide sur le programme exact du sous-test Calcul regroupe les neuf champs en quatre blocs, avec un exemple pour chacun.

Ni la page Sous-tests ni la liste du livret ne citent les fonctions, les dérivées, la trigonométrie ou les probabilités. Cette absence ne promet rien pour une question donnée ; ne rouvrez pourtant aucun de ces chapitres avant d’avoir revu la liste.

Le règlement du test précise que « l’utilisation de tout document ou matériel en dehors du stylo est interdite », et la page Conseils range la calculatrice dans le « matériel électronique » interdit. Apprenez donc par cœur les formules d’aire et le théorème de Pythagore. Le livret prévient aussi que « les questions ne sont pas classées par ordre de difficulté » : un pourcentage simple peut arriver en treizième position, après trois énoncés qui vous ont arrêté.

Nous proposons de répartir les quatre étapes sur cinq semaines, suivies d’une semaine de séries mêlées, à raison d’une séance de 45 minutes à 1 heure cinq jours par semaine et de dix minutes de calcul mental chaque jour. Ce rythme est un exemple ; il ne correspond à aucun score.

Reprendre la partie chiffrée en six semaines : un calendrier proposé par l’équipe
SemaineÉtapeContenu des séancesTravail verbal de la semaine
1Opérations de têteTables, priorités de calcul, nombres négatifs, fractionsUne série de Compréhension de textes
2ProportionnalitéPassage à l’unité, vitesses, échellesUne série d’Expression
3PourcentagesCoefficient multiplicateur, retour à la valeur de départUne série de Compréhension de textes
4Mise en équationUne inconnue puis deux, contrôle par une seconde méthodeUne série d’Expression
5Conditions minimalesLes cinq réponses, l’ordre des tests, questions sans limite de tempsUne série de chacun des deux sous-tests verbaux
6Séries mêléesCalcul et Conditions minimales chronométrés, relevé des erreurs par étapeUn test blanc complet

Faites défiler le tableau vers la droite.

Ce calendrier peut servir de trame à des cours individuels qui partent de votre niveau en calcul. Il est aussi possible de reprendre le calcul en cours particuliers à Paris ; les cours en présentiel s’y donnent dans des salles du réseau de partenaires, réservées pour chaque séance.

Première étape : les opérations de tête

Sans calculatrice, le temps d’une opération posée à la main se prend sur les questions suivantes. La première semaine sert à retrouver les gestes que la machine a remplacés :

  • les tables, surtout de 6 à 9 : 7 × 8 = 56 doit venir sans compter ;
  • les priorités : 5 + 3 × 4 vaut 17, et non 32 ;
  • les signes : (−6) × (−5) = 30, et 4 − 9 = −5 ;
  • les équivalences : 0,5 = 1/2 = 50 %, 0,2 = 1/5 = 20 %.

Reprenez les fractions en détail. Pour 3/4 + 5/6, passez au dénominateur 12 : 9/12 + 10/12 = 19/12, soit environ 1,58, comme 0,75 + 0,83. Devant un produit, simplifiez avant de multiplier.

Travaillez ces gestes dix minutes par jour, sur papier, avec une vingtaine d’opérations que vous chronométrez et corrigez vous-même. Quand le temps baisse sans que les erreurs augmentent, changez les nombres. Le détail des tables et des décompositions à connaître se trouve dans les automatismes de calcul mental.

Deuxième étape : proportionnalité et pourcentages

Ce bloc passe avant les équations parce qu’il sert deux fois. Le livret range « pourcentage et proportion » parmi les champs du Calcul, et il écrit à sa page 37 que les Conditions minimales reposent « sur le même champ de compétences que l’épreuve de Calcul ».

Passez par l’unité. Un traducteur rend 18 pages en 4 heures, soit 4,5 pages par heure, donc 27 en 6 heures. Le rapport des durées donne le même nombre : 6 heures valent une fois et demie 4 heures, et 18 × 1,5 = 27.

Pour un pourcentage, raisonnez en coefficient : une hausse de 12 % multiplie par 1,12, une baisse de 20 % par 0,8. Un tirage de 2 500 exemplaires augmenté de 12 % passe à 2 800, ce que confirme le calcul par morceaux, 10 % font 250 et 2 % font 50. Le coefficient permet aussi de remonter à la valeur de départ. Une salle qui compte 360 places après une baisse de 20 % en comptait 360 ÷ 0,8 = 450, puisque 20 % de 450 font 90 et que 450 − 90 = 360. Ajouter 20 % à 360 donnerait 432, un résultat faux : la baisse portait sur 450.

Troisième étape : poser une équation

La page Sous-tests de la FNEGE place dans la mise en équation la difficulté du Calcul : « la plupart des questions sont écrites en langage courant », et la compétence « plus importante » est « la capacité à formuler, sous forme mathématique, un problème énoncé en langage courant ». Pour qui a pratiqué la version latine, l’exercice a un air connu. Chaque tournure a son équivalent, et l’ordre des mots ne suit pas toujours celui des symboles.

  • « trois fois plus de sonnets que d’odes » s’écrit s = 3 × o ;
  • « quatre ballades de moins que d’odes » s’écrit b = o − 4 ;
  • « le tiers de N » s’écrit 1/3 × N, et « 20 % de N », 0,2 × N ;
  • l’inconnue est la grandeur dont dépendent les autres, nommée en toutes lettres ; ce n’est pas toujours celle que demande la question.

Exemple

Une anthologie réunit 51 poèmes : des sonnets, des odes et des ballades. Elle contient trois fois plus de sonnets que d’odes, et 4 ballades de moins que d’odes. Combien contient-elle de sonnets ?

  1. 7
  2. 11
  3. 17
  4. 33
  5. 44
Corrigé

Inconnue : o, le nombre d’odes. Les deux phrases donnent s = 3o et b = o − 4, et le total s’écrit 3o + o + (o − 4) = 51, soit 5o − 4 = 51, d’où 5o = 55 et o = 11. La question porte sur les sonnets : 3 × 11 = 33, réponse D. Contrôle par une autre voie : avec 4 ballades de plus, le recueil compterait 55 poèmes, soit cinq fois le nombre d’odes (trois pour les sonnets, une pour les odes, une pour les ballades), donc 11 odes et 33 sonnets ; et 33 + 11 + 7 = 51. La réponse B est le nombre d’odes, c’est-à-dire la valeur de l’inconnue ; la réponse A est celui des ballades, la réponse C un partage en trois parts égales, la réponse E le total des sonnets et des odes.

Le piège tient à la grammaire : « sonnets » vient en premier dans la phrase, et l’on est tenté d’écrire o = 3 × s. Avant de cocher, remettez la valeur trouvée dans les phrases de l’énoncé. Pour vous exercer ensuite sur des énoncés complets, reprenez dix problèmes de calcul corrigés.

Quatrième étape : les Conditions minimales

Ce sous-test demande moins de calcul que de lecture. Selon le livret, à sa page 37, le candidat « doit décider si l’une des propositions (1) ou (2), ou les deux combinées, fournissent des informations suffisantes pour répondre à la question ». Vous ne donnez jamais le résultat : vous dites si l’on pourrait l’obtenir, en choisissant une des cinq réponses codées de A à E.

Jugez d’abord l’information (1) sans regarder la (2), puis l’inverse ; ne les réunissez que si chacune a échoué de son côté. Comme dans une explication de texte, on ne conclut que de ce qui est écrit : « au moins 10 » ou « plus de la moitié » laissent plusieurs valeurs possibles, et ne fixent pas un nombre exact.

Exemple

Dans une classe, chaque élève étudie une seule langue vivante, l’allemand ou l’espagnol. Combien d’élèves étudient l’espagnol ?

(1) La classe compte 30 élèves.

(2) 12 élèves étudient l’allemand, soit 40 % de la classe.

  1. (1) permet de répondre seule, pas (2)
  2. (2) permet de répondre seule, pas (1)
  3. (1) et (2) ne suffisent qu’ensemble
  4. chacune permet de répondre seule
  5. (1) et (2) réunies restent insuffisantes
Corrigé

Information (1) seule : elle donne l’effectif de la classe, pas sa répartition entre les deux langues ; elle ne suffit pas. Information (2) seule : elle donne un nombre d’élèves et la part de la classe qu’il représente. Un nombre et la part qu’il représente fixent le tout, et le tout moins les germanistes donne les hispanistes : (2) suffit, sans qu’il soit utile de faire la division. Réponse B. Le candidat qui coche C croit avoir besoin de (1) pour connaître l’effectif ; (2) le contenait déjà. Pour vérifier après coup : 12 élèves font bien 40 % de 30, et 30 − 12 = 18 élèves étudient l’espagnol.

Le sous-test vient pourtant en dernier, parce que juger qu’une information suffit suppose de voir d’emblée quel calcul elle permettrait. L’arbre des trois tests et une série corrigée sont dans la méthode des Conditions minimales.

Garder son avance verbale

Pendant ces six semaines, ne retirez pas tout votre temps aux sous-tests verbaux : dans le score sur 600, une note de partie qui baisse efface ce qu’une autre a gagné.

Prenez trois notes inventées pour l’exemple : 42 sur 60 en aptitudes verbales, 24 en résolution de problèmes, 36 en raisonnement logique. Leur moyenne vaut 34, et le score 340. Avec 33 en résolution de problèmes et 33 en aptitudes verbales, la somme reste 102 et le score 340 ; avec 33 en résolution de problèmes et 42 en aptitudes verbales, il vaut 370. Ce calcul applique la formule de la FNEGE à des notes fictives et ne prédit aucun score.

Gardez une série chronométrée de Compréhension de textes ou d’Expression chaque semaine. Si c’est le verbal qui vous inquiète et non le calcul, lisez le plan inverse, pour les profils scientifiques.

Si, à la fin de la cinquième semaine, vos séries verbales comptent moins de bonnes réponses qu’à la première, donnez-leur deux des cinq séances de la sixième, prises sur les séries mêlées de Calcul et de Conditions minimales.

Questions fréquentes

Peut-on obtenir un bon score sans être à l’aise en mathématiques ?

Le barème le permet en partie. Le Calcul et les Conditions minimales forment une seule des trois parties notées sur 60, et le score sur 600 est la moyenne de ces trois notes multipliée par 10. Une bonne note en aptitudes verbales ou en raisonnement logique compense donc, dans ce score, point pour point, une partie chiffrée plus faible. Laisser cette partie au plus bas tire toute la moyenne vers le bas, alors que son programme est de niveau troisième et, pour certaines questions, seconde ou première.

Quel est le niveau de mathématiques demandé ?

La classe de troisième, d’après la page Sous-tests de la FNEGE. Le livret du candidat précise que certaines questions relèvent de la seconde et de la première, et sa liste comprend les pourcentages, les équations du premier et du second degré, les systèmes de trois inconnues au plus, Thalès et Pythagore. La calculatrice est interdite pendant le test.

Par quoi commencer quand on n’a plus fait de mathématiques ?

Par les opérations de tête : tables de multiplication, priorités de calcul, signes, fractions, dix minutes par jour sur papier. Viennent après la proportionnalité et les pourcentages, qui servent au Calcul comme aux Conditions minimales, puis la mise en équation des énoncés. La consigne des Conditions minimales se travaille en dernier, une fois les notions revues.

Le sous-test Logique demande-t-il des mathématiques ?

Très peu. La FNEGE écrit que l’épreuve « ne présente aucune difficulté de mathématique » ; pour les séries de figures, elle évoque des « connaissances géométriques et arithmétiques très élémentaires ». Le livret du candidat précise que les données sont « de nature spatiale ou constituées de lettres et de chiffres ». Il s’agit d’extraire la règle qui relie ces données.

Sources : FNEGE, pages « Comprendre son score » (texte, et tableau de la rubrique « Calcul de la note finale »), « Sous-tests », « Conseils », « Règlement » et « Livret du candidat » de tagemage.fr ; livret du candidat de la FNEGE, pages 21, 37 et 53, lu sur Calaméo. Pages consultées le 18 octobre 2026.