Pour le sous-test Expression du test TAGE MAGE®, révisez douze règles sur les accords, les constructions et les mots que l’on confond, puis trois défauts de clarté : ce sont des points sur lesquels peuvent se départager les 5 formulations d’une question de correction. Ni la page Sous-tests de la FNEGE ni le livret du candidat ne donnent de liste de règles : la page consacre un tiers des questions de l’épreuve à l’aptitude « à percevoir et à corriger les maladresses usuelles contenues dans des messages brefs », sans dire lesquelles.
La sélection est donc celle de notre équipe, confrontée aux exemples du livret du candidat.
L’essentiel
- Questions de correction
- Un tiers du sous-testles deux autres tiers portent sur la reformulation et sur la cohérence d’un texte
- Consigne du livret
- Formulation correcte et claireà choisir parmi 5 propositions, la première reprenant la formulation initiale
- Liste de règles
- Aucuneni sur la page Sous-tests ni dans le livret du candidat
- Durée du sous-test
- 20 minutescomme chacun des six sous-tests
Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .
Ce que la FNEGE appelle les maladresses usuelles
La page Sous-tests du TAGE MAGE nomme en premier, parmi les trois compétences de l’épreuve, « la capacité à distinguer la conformité de son message aux usages acceptés par la communauté linguistique ». La référence est donc l’usage reconnu, et les maladresses sont « usuelles » : des fautes que l’on entend tous les jours. Le livret du candidat ajoute la clarté à la correction : parmi les types d’exercices de l’épreuve, il décrit celui-ci par « Choisir la formulation qui reprend le mieux (correction et clarté) l’énoncé initial » (page 46).
Une version sans faute peut donc perdre. Il suffit qu’une autre soit aussi correcte et plus nette : entre deux propositions justes, prenez celle qui se lit sans hésitation, à condition qu’elle garde le sens de la phrase de départ. Les cinq questions de correction du livret, numérotées 6 à 10, ne demandent ni mot rare ni accord d’exception.
| Question du livret | Ce que les propositions mettent en jeu | Règle du guide |
|---|---|---|
| 6 | Le sujet sous-entendu d’un infinitif ; un « dont » doublé d’un possessif ou de « en » | Clarté : sujets et pronoms ; pléonasmes |
| 7 | Le comparatif de « bon » et la corrélation « plus…, plus… » | Hors liste, voir ci-dessous |
| 8 | L’accord du verbe et du possessif après « chacun » ; le « ne » de la négation | Règle 3 ; clarté : négations |
| 9 | « Malgré que » ; « cher » employé comme adverbe ; le sens de la phrase initiale | Règle 7 ; hors liste pour « cher » |
| 10 | Le « ne » de la négation ; un pronom sujet et le pronom réfléchi qui lui répond ; la préposition « de » devant deux infinitifs ; deux fautes d’orthographe | Règle 5 ; clarté : pronoms, négations |
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Deux points du livret sortent de nos familles. Le comparatif de « bon » est « meilleur », et non « plus bon » ; celui de « bien » est « mieux », qui ne prend jamais « plus » devant lui. Un adjectif employé comme adverbe reste invariable : ces places coûtent cher, ces candidates parlent bas.
Ni la page Sous-tests ni le livret ne disent quelles règles reviendront le jour du test. Les deux autres tiers, reformulation et cohérence, se préparent sur d’autres exercices, décrits avec les trois tiers du sous-test Expression. Le sous-test entier dure 20 minutes, comme chacun des six sous-tests selon la page Conseils de la FNEGE, et une règle doit donc se vérifier en quelques secondes : apprenez-la avec ses deux phrases.
Les accords
| Règle | Phrase correcte | Phrase fautive |
|---|---|---|
| 1. Participe passé avec avoir | Les candidates que le jury a convoquées attendent. | Les candidates que le jury a convoqué attendent. |
| 2. Verbes pronominaux | Elles se sont rendu compte de leur erreur. | Elles se sont rendues compte de leur erreur. |
| 3. Sujet éloigné ou collectif | La liste des romans que j’ai lus tient sur une page. | La liste des romans que j’ai lus tiennent sur une page. |
| 4. Adjectifs de couleur | Il portait des gants bleu marine et des bottes marron. | Il portait des gants bleus marine et des bottes marrons. |
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Avec l’auxiliaire avoir, le participe passé ne s’accorde jamais avec le sujet. Il prend le genre et le nombre du complément d’objet direct quand ce complément le précède, ce qui arrive surtout avec les pronoms « que », « la », « les » et « l’ ». Dans la règle 1, « que » reprend « les candidates » et vient avant le verbe, d’où « convoquées » ; placé après, le complément ne commande rien (le jury a convoqué les candidates). Avec « en », le participe reste en général invariable : des fiches, j’en ai écrit dix.
Un verbe pronominal se conjugue avec être, mais son participe suit la règle de l’auxiliaire avoir. Remplacez « être » par « avoir » et cherchez le complément d’objet direct. Dans « elles se sont inscrites à la session de mars », c’est « se », placé avant le verbe : accord. Dans « se rendre compte », c’est « compte », placé après, et « se » n’est qu’un complément indirect : pas d’accord, comme dans « elles se sont parlé », puisque l’on parle à quelqu’un. Les verbes qui n’existent qu’à la forme pronominale, tels « s’évanouir » ou « se souvenir », s’accordent avec le sujet.
Le verbe s’accorde avec son vrai sujet, même quand une relative l’en sépare. Pour le trouver, demandez « qui est-ce qui tient sur une page ? » : la liste, au singulier, et non les romans. « Chacun » et « le nombre de » veulent le singulier : chacun des invités a rejoint sa place, le nombre de places a augmenté. « La plupart des » veut le pluriel. Après « ce qui », le verbe se met au singulier.
Un adjectif de couleur simple s’accorde : des bottes noires. Un nom employé pour dire une couleur reste invariable, comme « marron », « orange », « crème » ou « olive », sauf « rose », « mauve », « pourpre » et « écarlate », qui s’accordent : des chemises roses. Une couleur faite de deux mots reste invariable en entier : des gants bleu marine, des yeux vert clair.
Les constructions
| Règle | Phrase correcte | Phrase fautive |
|---|---|---|
| 5. Verbe et préposition | Elle relit ses fiches pour pallier ses trous de mémoire. | Elle relit ses fiches pour pallier à ses trous de mémoire. |
| 6. « Après que » et l’indicatif | Après que le jury a délibéré, le président parle. | Après que le jury ait délibéré, le président parle. |
| 7. « Bien que » et le subjonctif | Bien que le texte soit court, relisez-le. | Bien que le texte est court, relisez-le. |
| 8. Concordance des temps | Le jury nous a dit qu’il rendrait sa décision le lendemain. | Le jury nous a dit qu’il rendra sa décision le lendemain. |
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Certains verbes se construisent sans préposition alors que l’oreille en attend une. On pallie un manque, un oubli : « pallier à » est fautif. Se rappeler quelque chose suit le même modèle (je me rappelle cette règle, je me la rappelle), tandis que l’on se souvient de quelque chose. Quand deux infinitifs dépendent de la même préposition « à » ou « de », la langue soignée la répète devant le second : elle a décidé de relire ses fiches et de refaire la série.
« Après que » présente un fait comme accompli et demande donc l’indicatif : le jury a délibéré, c’est un fait. Ne le confondez pas avec « avant que », qui demande le subjonctif parce que le fait n’a pas encore eu lieu : avant que le jury ait délibéré.
« Bien que » et « quoique » marquent une concession et demandent le subjonctif. La langue soignée évite « malgré que » : écrivez « bien que » suivi du subjonctif, ou « malgré » suivi d’un nom (malgré la brièveté du texte). Deux propositions de la question 9 du livret emploient « malgré que ».
Quand le verbe principal est au passé, un fait postérieur s’exprime au conditionnel présent, qui sert de futur du passé : il a dit qu’il rendrait sa décision. Le futur reste possible pour un fait encore à venir au moment où l’on parle (il a dit qu’il rendra sa décision demain). « Le lendemain » l’exclut. Après un « si » d’hypothèse, jamais de conditionnel : si le texte était plus court, je le lirais deux fois, et non « si le texte serait plus court ».
Les confusions
| Règle | Phrase correcte | Phrase fautive |
|---|---|---|
| 9. Quoique, quoi que | Quoi que vous répondiez, justifiez votre choix. | Quoique vous répondiez, justifiez votre choix. |
| 10. Quel que, quelque | Quelles que soient vos hésitations, cochez une case. | Quelques soient vos hésitations, cochez une case. |
| 11. Davantage, d’avantage | Cette série demande davantage d’attention. | Cette série demande d’avantage d’attention. |
| 12. Tout, adverbe ou adjectif | Ce texte aborde une tout autre question. | Ce texte aborde une toute autre question. |
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« Quoique » en un mot signifie « bien que » (quoiqu’il soit tard, elle relit sa grille), alors que « quoi que » en deux mots signifie « quelle que soit la chose que ». Pour trancher, remplacez par « bien que » ; si la phrase garde son sens, écrivez « quoique ». Les deux formes demandent le subjonctif.
« Quel que » s’écrit en deux mots devant le verbe « être » au subjonctif, et « quel » s’accorde avec le sujet de ce verbe : quel que soit le sous-test, quelle que soit la question, quels que soient les résultats. « Quelque » en un mot accompagne un nom : quelques minutes, quelque hésitation que vous ayez.
Remplacez « davantage » par « plus ». Si la phrase tient (plus d’attention), l’adverbe en un mot est le bon. « D’avantage » est la préposition « de » suivie du nom « avantage », au sens de bénéfice : je ne vois pas d’avantage à changer de méthode.
Employé comme adjectif, « tout » s’accorde avec le nom : toutes les questions, toute la grille. Adverbe, au sens d’« entièrement », il reste invariable devant un adjectif ou devant « autre » : une tout autre question est une question entièrement différente. Il ne varie que devant un adjectif féminin qui commence par une consonne ou un h aspiré (elle est toute seule, toute honteuse). Dans « toute autre réponse serait fausse », « toute » veut dire « n’importe quelle » et s’accorde.
La clarté
Les pléonasmes
Un pléonasme dit deux fois la même chose : « prévoir à l’avance », « monter en haut », « au jour d’aujourd’hui ». La version qui retire le mot inutile est la plus claire. Le livret en montre une forme moins visible, autour de « dont », qui contient déjà « de » : on écrit « le roman dont j’ai lu la préface », sans possessif ni « en » de plus (« dont j’ai lu sa préface », « dont j’en ai lu la préface »). Même défaut dans « c’est à vous à qui je parle », pour « c’est à vous que je parle ».
Les pronoms et les sujets sous-entendus
Un pronom doit renvoyer à un seul nom possible. « Marc a prêté son livre à Paul parce qu’il en avait besoin » laisse deux lectures ; « Paul avait besoin d’un livre : Marc lui a prêté le sien » n’en laisse qu’une. Gardez aussi le même pronom d’un bout à l’autre de la phrase : nous gagnerions à nous organiser, et non « à s’organiser ». Dans la question 10 du livret, une proposition associe « nous » et « s’unir ».
Un gérondif placé en tête de phrase a pour sujet celui du verbe principal. « En ouvrant la convocation, j’ai vu la date » est juste ; « en ouvrant la convocation, la date m’a surpris » fait ouvrir la convocation par la date. L’infinitif suit la même règle : « le jury a convoqué les candidats pour lui présenter leur dossier » fait présenter le dossier par le jury ; écrivez « pour qu’ils lui présentent leur dossier ».
Les négations
À l’écrit, la négation a deux parties : « ne », puis « pas », « plus », « jamais », « rien », « personne », « aucun » ou « que ». Le « ne » que l’oral avale manque dans trois propositions fausses du livret, aux questions 8 et 10. « Pas » ne se combine pas avec « aucun », « personne » ou « rien » : il n’a coché aucune case, et non « il n’a pas coché aucune case ».
Deux négations qui s’annulent obligent le lecteur à compter. « Il n’est pas impossible que la session ne soit pas annulée » veut dire que la session sera peut-être maintenue, et c’est ainsi qu’il faut l’écrire.
Dix phrases à corriger
Les dix questions suivent la consigne des questions 6 à 10 du livret : « Indiquez la formulation la plus correcte et la plus claire pour exprimer le sens du passage souligné. Le choix A reprend la formulation initiale. » Ici, le passage à juger est en italique, et A peut être la bonne réponse.
Nous conseillons de faire la série en dix minutes, sans ouvrir les corrigés, puis de reprendre chaque erreur dans le tableau de sa famille. Apprenez deux ou trois règles par séance plutôt que les douze en une soirée : un autre guide explique comment répartir ses révisions sur plusieurs semaines. Si les mêmes règles reviennent dans vos erreurs d’une série à l’autre, vous pouvez aussi revoir le français avec un enseignant, en séances individuelles.
Question 1
Toutes les fiches de révision que j’ai écrit cet été tiennent dans un seul classeur.
- que j’ai écrit cet été tiennent
- que j’ai écrites cet été tient
- dont j’ai écrites cet été tiennent
- que j’ai écrites cet été tiennent
- que j’ai écrit cet été tient
Corrigé
Deux mots changent : le participe « écrit » et le verbe « tenir ». Le complément d’objet direct « que » reprend « les fiches », féminin pluriel, et précède le verbe : écrites (règle 1). Le sujet de « tenir » est « toutes les fiches », au pluriel : tiennent (règle 3). Réponse D.
A et E laissent « écrit » invariable ; B et E mettent « tient » au singulier. C remplace « que » par « dont », alors que l’on écrit quelque chose, sans « de ».
Question 2
Après la première série, les deux candidates se sont rendues compte qu’elles avaient sauté une ligne de leur grille.
- se sont rendues compte qu’elles avaient sauté
- se sont rendu compte qu’elles avaient sauté
- se sont rendu compte qu’elles avaient sautée
- se sont rendues compte qu’elles avaient sautée
- se sont rendu comptes qu’elles avaient sauté
Corrigé
Dans « se rendre compte », le complément d’objet direct est « compte », placé après le participe, et « se » est indirect : rendu, invariable (règle 2). « Sauté » ne s’accorde pas non plus, puisque son complément, « une ligne », vient après lui (règle 1). Réponse B.
A et D accordent « rendu » ; C et D accordent « sauté ». E met au pluriel le mot « compte », qui fait partie d’une locution figée.
Question 3
Le nombre de places offertes dans ce master ont augmenté cette année, ce qui rassurent les candidats.
- ont augmenté cette année, ce qui rassurent
- ont augmenté cette année, ce qui rassure
- a augmentée cette année, ce qui rassure
- a augmenté cette année, ce qui rassurent
- a augmenté cette année, ce qui rassure
Corrigé
Le sujet est « le nombre », au singulier, et non « les places » : a augmenté (règle 3). Sans complément d’objet direct placé avant lui, le participe employé avec avoir reste invariable : augmenté (règle 1). Après « ce qui », le verbe se met au singulier : rassure. Réponse E.
A et B gardent le pluriel « ont augmenté ». C accorde le participe « augmenté », alors qu’aucun complément d’objet direct ne le précède. D écrit « rassurent ».
Question 4
Pour l’entretien, il hésitait entre des chemises roses et des cravates vert foncé achetées la veille.
- des chemises roses et des cravates vert foncé
- des chemises rose et des cravates vert foncé
- des chemises roses et des cravates vertes foncées
- des chemises rose et des cravates vertes foncé
- des chemises roses et des cravates verts foncés
Corrigé
« Rose » fait partie des quatre noms de couleur qui s’accordent : des chemises roses. « Vert foncé » est une couleur faite de deux mots, donc invariable : des cravates vert foncé (règle 4). Réponse A : la phrase de départ était juste.
B et D laissent « rose » invariable. C et E accordent les deux mots de la couleur composée, D en accorde un.
Question 5
Pour pallier à ses oublis, il se rappelle de la règle en relisant sa fiche avant chaque série.
- pallier à ses oublis, il se rappelle de la règle en relisant
- pallier ses oublis, il se rappelle de la règle en relisant
- pallier ses oublis, il se rappelle la règle en relisant
- pallier à ses oublis, il se rappelle la règle en relisant
- pallier ses oublis, il se souvient la règle en relisant
Corrigé
« Pallier » se construit sans préposition : il pallie ses oublis. « Se rappeler » aussi : il se rappelle la règle. Le « de » appartient à « se souvenir », qui donnerait « il se souvient de la règle » (règle 5). Réponse C.
A garde les deux fautes, B garde « se rappelle de », D garde « pallier à ». E emploie « se souvenir » sans « de ».
Question 6
Après que le surveillant ait donné le signal, Léa ouvre son cahier bien qu’elle ne se sent pas prête.
- ait donné le signal, Léa ouvre son cahier bien qu’elle ne se sent
- a donné le signal, Léa ouvre son cahier bien qu’elle ne se sente
- ait donné le signal, Léa ouvre son cahier bien qu’elle ne se sente
- a donné le signal, Léa ouvre son cahier bien qu’elle ne se sent
- a donné le signal, Léa ouvre son cahier malgré qu’elle ne se sente
Corrigé
« Après que » présente le signal comme un fait accompli et demande l’indicatif : a donné (règle 6). « Bien que » demande le subjonctif : se sente (règle 7). Réponse B.
A et C gardent le subjonctif « ait donné » ; A et D gardent l’indicatif « se sent ». E remplace « bien que » par « malgré que », que la langue soignée évite.
Question 7
La secrétaire m’a assuré que mon dossier sera complet le lendemain si j’enverrais l’attestation manquante.
- sera complet le lendemain si j’enverrais
- serait complet le lendemain si j’enverrais
- sera complet le lendemain si j’envoyais
- serait complet le lendemain si j’enverrai
- serait complet le lendemain si j’envoyais
Corrigé
« Le lendemain » situe le fait par rapport au moment passé où la secrétaire parlait : le futur devient un conditionnel, serait (règle 8). Après un « si » d’hypothèse, jamais de conditionnel ni de futur ; avec « serait » dans la principale, le verbe se met à l’imparfait : si j’envoyais. Réponse E.
A et C gardent le futur « sera » ; A et B gardent le conditionnel « enverrais » après « si ». D écrit « enverrai », un futur.
Question 8
Quelle que soit la question, et quoi que vous en pensiez, cochez une case avant de passer à la suivante.
- Quelle que soit la question, et quoi que vous en pensiez
- Quelque soit la question, et quoi que vous en pensiez
- Quelle que soit la question, et quoique vous en pensiez
- Quel que soit la question, et quoi que vous en pensiez
- Quelles que soient la question, et quoique vous en pensiez
Corrigé
« Quelle que » s’écrit en deux mots devant « soit », et « quelle » s’accorde avec le sujet de « soit », « la question », féminin singulier (règle 10). « Quoi que », en deux mots, signifie ici « quelle que soit la chose que » : « bien que » ne pourrait pas le remplacer (règle 9). Réponse A, la formulation initiale.
B écrit « quelque » en un mot ; C écrit « quoique ». D laisse « quel » au masculin. E met « quelles » et « soient » au pluriel avec un sujet singulier, et écrit « quoique ».
Question 9
Ce manuel contient d’avantage d’exercices que l’autre, mais il suit une toute autre progression.
- d’avantage d’exercices que l’autre, mais il suit une toute autre
- davantage d’exercices que l’autre, mais il suit une toute autre
- d’avantage d’exercices que l’autre, mais il suit une tout autre
- davantage d’exercices que l’autre, mais il suit une tout autre
- d’avantages d’exercices que l’autre, mais il suit une tout autre
Corrigé
« Plus d’exercices » tient : c’est donc l’adverbe « davantage » (règle 11). Devant « autre », au sens d’« entièrement différente », « tout » est un adverbe invariable : une tout autre progression (règle 12). Réponse D.
A cumule les deux fautes. B garde « toute autre », C garde « d’avantage ». E écrit « d’avantages », un nom au pluriel qui n’a aucun sens ici.
Question 10
En lisant le courriel de l’école, une phrase m’a rassuré : personne n’avait pas oublié mon dossier.
- En lisant le courriel de l’école, une phrase m’a rassuré : personne n’avait pas oublié
- En lisant le courriel de l’école, j’ai été rassuré : personne n’avait pas oublié
- En lisant le courriel de l’école, j’ai été rassuré : personne n’avait oublié
- En lisant le courriel de l’école, une phrase m’a rassuré : personne n’avait oublié
- En lisant le courriel de l’école, j’ai été rassuré : personne avait oublié
Corrigé
Le gérondif « en lisant » a pour sujet celui du verbe principal : dans A et D, c’est la phrase qui lit le courriel. « Personne » se construit avec « ne » seul : personne n’avait oublié, sans « pas ». Réponse C.
A et B gardent « pas » à côté de « personne ». E supprime le « ne », comme à l’oral.
Notez chaque erreur sur une fiche, avec le numéro de la règle et la version fautive que vous aviez choisie. Pour une règle manquée deux fois, écrivez trois nouvelles paires de phrases, puis refaites la série une semaine plus tard, en corrigeant d’abord chaque passage vous-même, propositions cachées.
Questions fréquentes
Quelles règles de grammaire réviser pour le TAGE MAGE ?
Les accords, la construction des verbes et des conjonctions, les mots que l’on confond, puis la clarté de la phrase. Notre liste retient douze règles : participe passé avec avoir, verbes pronominaux, accord du verbe, adjectifs de couleur, verbes et prépositions, « après que », « bien que », concordance des temps, « quoique », « quel que », « davantage », « tout ». Ni la page Sous-tests de la FNEGE ni le livret du candidat ne donnent de liste ; la page consacre un tiers des questions du sous-test Expression à corriger des « maladresses usuelles ».
L’orthographe compte-t-elle au TAGE MAGE ?
La page Sous-tests de la FNEGE et le livret du candidat ne la mentionnent pas, et vous n’écrivez rien : vous choisissez une formulation parmi 5. Dans les cinq questions de correction du livret, les propositions se départagent surtout par la construction de la phrase, la négation, les pronoms et l’accord du verbe. Deux fautes d’orthographe y figurent, « fatiguante » et « concurence », chaque fois dans une proposition qui contient aussi une autre maladresse.
Comment s’entraîner à repérer une faute ?
En écrivant soi-même les versions fautives. Pour chaque règle, rédigez une phrase correcte, puis trois variantes qui contiennent chacune une faute précise ; mélangez-les et triez-les le lendemain sans regarder l’original. Chaque fois qu’une faute vous échappe dans une série, ajoutez une paire de phrases pour la règle en cause. Devant une question, comparez les 5 propositions entre elles : les mots qui changent d’une version à l’autre désignent les points à vérifier.
Sources : FNEGE, pages « Sous-tests du TAGE MAGE », « Livret du candidat » et « Conseils » du site tagemage.fr, et livret du candidat (page 46, consignes du sous-test Expression ; pages 48 à 50, questions de correction 6 à 10), consultés le 18 octobre 2026.

