Dans le sous-test Expression du test TAGE MAGE®, une épreuve de 20 minutes, la FNEGE consacre un tiers des questions à la reformulation et un autre tiers à la cohérence d’un texte : deux exercices où l’on juge du sens. Pour reformuler, comparez la proposition au passage, unité de sens par unité de sens ; pour compléter un texte, nommez le lien entre ce qui précède le blanc et ce qui le suit avant de lire les mots proposés.
Les règles d’accord et de construction servent au tiers restant ; elles sont réunies dans le guide sur le tiers consacré à la correction de la langue. Ici, une proposition écrite sans faute peut trahir le passage d’un seul mot, « certains » devenu « la plupart » ou « réduire » devenu « supprimer ».
L’essentiel
- Reformulation
- Un tiers des questionschoisir la réécriture dont le sens est le plus proche du passage
- Cohérence
- Un tiers des questionschoisir les mots qui font tenir le texte
- Correction de la langue
- Le tiers restantles maladresses usuelles de messages brefs
- Durée du sous-test
- 20 minutescomme chacun des six sous-tests
Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .
Deux exercices de sens
La FNEGE diffuse le livret du candidat depuis sa page Livret du candidat. À sa page 46, deux des trois types d’exercices de l’Expression s’intitulent « Evaluer le degré de synonymie dans les reformulations » et « Choisir les mots qui assurent la cohérence du texte ». La même page décrit l’épreuve comme la recherche, à partir d’un court message, d’« une reformulation conservant le sens initial » ou de « la suite probable dans le développement d’un message cohérent ».
Le mot « degré » compte. Plusieurs propositions peuvent ressembler au passage, et la consigne des exemples du livret demande la reformulation « dont le sens se rapproche le plus du passage souligné » : on range les propositions avant d’en garder une. Sur sa page Sous-tests du TAGE MAGE, la FNEGE parle de « la capacité à synthétiser et reformuler les messages auxquels nous sommes exposés pour mémoriser ou réutiliser les informations ». Ne jugez pas une proposition à sa longueur : dans les questions 1 et 2 du livret, la bonne réponse compte plus de mots que le passage qu’elle reformule.
Pour la cohérence, la même page vise « la capacité à entrer dans la cohérence du discours d’un interlocuteur pour le compléter ». Le blanc se remplit en prolongeant le raisonnement de celui qui écrit, et la consigne des exemples tient en une ligne : « Complétez avec la suite la plus cohérente. » Dans le livret, une question de reformulation souligne un passage et propose cinq réécritures, du passage seul ou de la phrase entière ; une question de cohérence laisse un blanc dans un texte de quelques lignes. Le partage de l’épreuve en trois tiers et les consignes du livret sont détaillés dans le guide sur la structure du sous-test Expression.
Reformuler : comparer terme à terme
Avant de lire les propositions, découpez le passage en trois ou quatre unités de sens. Ce peut être l’acteur, l’action, sa mesure, sa condition, sa cause : chacune répond à une question que l’on pose au passage. Chaque unité doit se retrouver dans la bonne réponse, au besoin avec d’autres mots. Une proposition qui en perd une sort de la course, comme celle qui en ajoute une ou en déforme une.
Prenez cette phrase, écrite pour l’exemple : « Faute de candidats en nombre suffisant, l’université a reporté d’un an l’ouverture de son master. » Elle porte quatre unités : la cause, un manque de candidats ; l’acteur, l’université ; l’action et sa mesure, un report d’un an ; l’objet, l’ouverture du master.
| Réécriture | Unité perdue ou déformée | Verdict |
|---|---|---|
| « L’université a repoussé d’un an l’ouverture de son master, parce que les candidats n’étaient pas assez nombreux. » | Aucune : les quatre unités y sont, dites autrement | Fidèle |
| « L’université a renoncé à ouvrir son master, faute de candidats. » | L’action : renoncer supprime ce que reporter remettait à plus tard, et la durée disparaît | À écarter |
| « Le master a attiré trop peu de candidats parce que l’université en a reporté l’ouverture. » | La cause : le report devient la raison du manque de candidats ; la durée d’un an disparaît aussi | À écarter |
Faites défiler le tableau vers la droite.
La deuxième réécriture garde « université », « master » et « faute de candidats », et change le sens par un verbe. Les mots repris ne prouvent rien : vérifiez les unités, une à une.
Si aucune proposition ne garde tout, prenez celle qui s’écarte le moins du passage, comme le demande la consigne. Une réécriture qui précise ce que le passage laissait ouvert affirme plus que lui : elle s’en écarte, comme une réécriture qui en perd un morceau.
Ce qui change le sens sans en avoir l’air
Quand une proposition reprend le vocabulaire du passage, cherchez le mot de portée qui a bougé : un quantificateur, une modalité, un lien de cause, un degré d’intensité.
Les quantificateurs disent combien. « Quelques », « certains », « une minorité » ne valent ni « la plupart » ni « tous », et « aucun » ne se remplace pas par « peu ». Une phrase sur « plusieurs communes du littoral » ne se reformule pas par « les communes du littoral », qui les englobe toutes. « Seuls » et « ne… que » restreignent : « seuls les abonnés peuvent réserver » exclut les autres lecteurs, alors que « les abonnés peuvent réserver » ne dit rien d’eux.
La modalité dit si une chose est permise ou obligatoire, supposée ou établie. « Le chantier pourrait durer deux ans » avance une hypothèse ; « le chantier durera deux ans » annonce une prévision ferme ; « le chantier aurait pris du retard » rapporte une information non confirmée. Retirer « selon le rapport » ou « d’après la direction » fait d’une opinion un fait.
Cause et conséquence s’inversent sans qu’un mot change de forme. « Les loyers ont augmenté parce que les étudiants sont arrivés en nombre » et « les étudiants sont arrivés en nombre parce que les loyers ont augmenté » emploient le même vocabulaire et disent deux choses différentes. Un autre glissement transforme une succession dans le temps en explication : « depuis la fermeture de l’usine » devient « à cause de la fermeture de l’usine ».
L’intensité se lit dans les verbes et les adverbes. « Freiner » s’arrête avant « bloquer », et « critiquer » avant « condamner ». Une baisse « sensible » n’a pas la taille d’une baisse « légère », et « parfois » ne se remplace ni par « souvent » ni par « rarement ». Repérez ces mots dans le passage avant de lire la première proposition : ce sont les premiers à chercher dans chacune.
Cohérence : lire avant et après le blanc
Une question de cohérence se lit jusqu’au point final, blanc sauté, avant tout regard sur les propositions. Le début du texte ne suffit pas, car la même amorce accepte des suites opposées. Après « L’agence a recruté trois commerciaux en janvier », un blanc suivi de « ses ventes ont reculé au premier trimestre » appelle une opposition, « pourtant » ou « cependant ». Suivi de « ses ventes ont progressé au premier trimestre », le même blanc appelle une conséquence, « par conséquent » ou « c’est pourquoi ».
La page Sous-tests de la FNEGE parle d’« anticiper sur la formulation de celui qui parle ». Faites-le au sens propre : prévoyez le mot avant de lire les cinq.
- Lisez le texte en entier, fin comprise.
- Nommez d’un mot la relation entre ce qui précède le blanc et ce qui le suit : ajout, opposition, concession, cause, conséquence, but, exemple.
- Barrez les propositions qui marquent une autre relation.
- Entre celles qui restent, vérifiez la construction de la phrase et le mode du verbe.
- Relisez le texte avec le mot choisi, d’un bout à l’autre.
Quand le blanc attend un nom ou un verbe, la même lecture en fixe le sens : le mot doit pencher du côté que le texte a choisi et avoir la force voulue. Un texte qui décrit un échec ne se complète pas par « réussite », même si le mot appartient au même domaine.
Les connecteurs par relation
Retenez pour chaque relation quelques mots, avec ce qu’ils imposent à la phrase. Les sens suivent le dictionnaire Larousse et le Wiktionnaire, que l’Académie française complète pour « quoique ».
| Relation | Mots qui la marquent | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Ajout | « de plus », « en outre », « par ailleurs » | Le second fait s’additionne au premier ; aucun des deux n’explique l’autre |
| Opposition | « pourtant », « cependant », « en revanche », « par contre » | Le second fait dément ce que le premier laissait attendre, ou lui fait face |
| Concession | « bien que », « quoique », « même si » | On admet un fait sans la suite qu’on en attendait ; « bien que » et « quoique » se construisent avec le subjonctif |
| Cause | « car », « en effet », « puisque » | La proposition qu’ils introduisent explique l’autre ; « en effet » ouvre une phrase qui explique la précédente |
| Conséquence | « donc », « par conséquent », « c’est pourquoi », « si bien que » | La seconde proposition découle de la première |
| But | « afin de », « afin que », « pour que » | Ce que l’on cherche à obtenir ; « afin que » et « pour que » se construisent avec le subjonctif |
| Exemple | « par exemple », « notamment », « ainsi » | Un cas particulier de l’idée générale ; « ainsi » peut aussi annoncer une conclusion |
Faites défiler le tableau vers la droite.
« En effet » explique, « en fait » corrige. Le Larousse définit le premier par « car », le second par « en réalité », pour marquer une opposition ou une restriction. Comparez « Le stade sera fermé dimanche. En effet, la pelouse doit être refaite. » et « Le dossier semblait complet. En fait, il manquait l’attestation de stage. » Si la phrase qui suit le blanc dément celle qui le précède, « en effet » est faux.
« Par contre » et « en revanche » marquent tous deux l’opposition. « En revanche » ajoute une idée de compensation (« en retour, en compensation, en contrepartie », selon le Larousse) et sonne mal quand rien ne se compense : l’Académie française cite à ce sujet une remarque de Gide sur une femme qui annoncerait « en revanche » la mort de ses deux fils, après le retour de son frère et de son mari. Dans ses Questions de langue, elle ne tient pas « par contre » pour fautif et note que l’usage s’est établi de le déconseiller quand un autre adverbe est possible.
Les reprises
Un texte suivi reprend ce qu’il vient de dire, par un pronom ou par un nom, et le blanc d’une question de cohérence peut tomber sur cette reprise. « Celui-ci » et « ce dernier » renvoient au nom mentionné en dernier ; « celui-là », opposé à « celui-ci », désigne l’autre (Larousse). Dans « Le maire a reçu le président de l’association ; celui-ci lui a remis une pétition », c’est le président qui remet la pétition. Un « il » à la même place laisserait le doute, puisque le maire, sujet de la première proposition, pourrait aussi être visé. Le pronom s’accorde avec ce qu’il reprend : « celle-ci » pour une décision, « ceux-ci » pour des candidats ; une forme qui ne s’accorde avec aucun nom du texte se barre d’emblée.
La reprise par un nom résume la phrase précédente : « cette décision », « ce refus », « cette promesse ». Le nom choisi doit désigner exactement l’acte rapporté. Après « Le conseil municipal a rejeté le projet de parking », « cette décision » et « ce refus » conviennent ; « cette proposition » ne convient pas, car le conseil n’a rien proposé, ni « cette hésitation », car il a tranché.
Dix questions corrigées
Les dix questions qui suivent sont écrites pour ce guide : cinq de reformulation, puis cinq de cohérence. Faites chaque série d’une traite, corrigés fermés, en notant le temps passé : le jour du test, ces deux types de questions partagent avec celles de correction les 20 minutes du sous-test. « Chacun des six sous-tests dure 20 minutes », écrit la FNEGE sur sa page Conseils. Pour faire relire vos propres séries par un enseignant, en cours individuels, une page de l’offre présente une méthode qui part de vos copies.
Cinq questions de reformulation
Question 1 : reformulation
Quelle proposition garde le mieux le sens du passage en italique ?
Selon l’enquête de la chambre de commerce, la plupart des commerçants du centre-ville jugent que les travaux du tramway ont fait baisser leur chiffre d’affaires.
- tous les commerçants du centre-ville ont vu leur chiffre d’affaires baisser à cause des travaux du tramway
- une majorité des commerçants du centre-ville estiment que les travaux du tramway ont fait reculer leurs recettes
- la plupart des commerçants du centre-ville jugent que le tramway fera baisser leur chiffre d’affaires
- certains commerçants du centre-ville craignent que les travaux du tramway ne fassent baisser leur chiffre d’affaires
- la plupart des commerçants du centre-ville jugent que leur chiffre d’affaires a baissé pour une autre raison que les travaux du tramway
Corrigé
Quatre unités : la plupart des commerçants du centre-ville ; un avis (« jugent ») ; une cause, les travaux du tramway ; un effet au passé, la baisse du chiffre d’affaires. B les garde toutes, avec d’autres mots : « une majorité » pour « la plupart », « estiment » pour « jugent », « ont fait reculer leurs recettes » pour « ont fait baisser leur chiffre d’affaires ». Réponse B.
A passe de « la plupart » à « tous » et fait d’un avis un fait établi. C remplace les travaux par le tramway lui-même et met l’effet au futur. D change le quantificateur et l’avis : certains commerçants seulement, qui craignent une baisse à venir. E garde l’avis et l’effet, mais nie la cause.
Question 2 : reformulation
Quelle proposition garde le mieux le sens du passage en italique ?
Le nouveau règlement de la médiathèque prévoit que les lecteurs peuvent emprunter jusqu’à dix ouvrages, à condition d’avoir rendu ceux du mois précédent.
- les lecteurs doivent emprunter dix ouvrages chaque mois et rendre ceux du mois précédent
- les lecteurs peuvent emprunter plus de dix ouvrages s’ils ont rendu ceux du mois précédent
- les lecteurs peuvent emprunter jusqu’à dix ouvrages, même s’ils n’ont pas rendu ceux du mois précédent
- chaque lecteur a le droit d’emprunter dix ouvrages au plus, pourvu qu’il ait rendu ceux du mois précédent
- les lecteurs qui empruntent dix ouvrages devront les rendre avant la fin du mois suivant
Corrigé
Quatre unités : les lecteurs ; une permission (« peuvent ») ; un plafond (« jusqu’à dix ») ; une condition, avoir rendu les ouvrages du mois précédent. D garde les quatre : « a le droit » pour « peuvent », « dix au plus » pour « jusqu’à dix », « pourvu qu’il ait rendu » pour « à condition d’avoir rendu ». Comme « à condition de », « pourvu que » pose une condition sans laquelle le droit n’existe pas. Réponse D.
A transforme la permission en obligation et le plafond en nombre fixe. B dépasse le plafond. C supprime la condition. E invente un délai de retour et perd la condition.
Question 3 : reformulation
Quelle phrase garde le mieux le sens de la phrase suivante ?
« Les enquêteurs attribuent la baisse de fréquentation de la piscine à la fermeture de la ligne de bus qui la desservait. »
- Pour les enquêteurs, si la piscine est moins fréquentée, c’est que la ligne de bus qui y menait a été fermée.
- Selon les enquêteurs, la ligne de bus qui desservait la piscine a fermé parce que celle-ci attirait moins de monde.
- Les enquêteurs attribuent la fermeture de la piscine à la baisse de fréquentation de la ligne de bus.
- Les enquêteurs ont constaté que la piscine était moins fréquentée depuis la fermeture de la ligne de bus, sans pouvoir dire si l’une explique l’autre.
- La fermeture de la ligne de bus qui desservait la piscine en a réduit la fréquentation, contrairement à ce qu’affirment les enquêteurs.
Corrigé
La phrase pose un lien de cause, avancé par les enquêteurs : la fermeture de la ligne de bus explique la baisse de fréquentation de la piscine. A garde la source (« pour les enquêteurs »), la cause et l’effet ; « c’est que » introduit l’explication. Réponse A.
B inverse la cause et l’effet. C reprend les mots et change ce qui ferme : la piscine au lieu de la ligne. D retire le lien de cause que les enquêteurs affirment. E garde ce lien mais l’oppose aux enquêteurs, alors qu’il vient d’eux.
Question 4 : reformulation
Quelle proposition garde le mieux le sens du passage en italique ?
Le rapport de l’inspection reproche à la direction d’avoir tardé à informer les salariés du projet de déménagement.
- accuse la direction d’avoir caché aux salariés le projet de déménagement
- félicite la direction d’avoir informé les salariés du projet de déménagement
- regrette que les salariés aient tardé à s’informer du projet de déménagement
- reproche à la direction d’avoir informé les salariés d’un déménagement déjà décidé
- critique la direction pour avoir informé trop tard les salariés du projet de déménagement
Corrigé
Le rapport adresse un reproche à la direction pour un retard d’information, sur un déménagement encore à l’état de projet. E garde l’acte (« critique » pour « reproche »), le responsable du retard et le projet ; « informé trop tard » dit la même chose que « tardé à informer ». Réponse E.
A durcit le reproche : un retard devient une dissimulation. B dit le contraire. C fait tarder les salariés au lieu de la direction. D transforme le projet en décision prise et laisse tomber le retard.
Question 5 : reformulation
Quelle phrase garde le mieux le sens de la phrase suivante ?
« Le club n’acceptera de nouveaux adhérents qu’à partir de septembre, et seulement s’ils ont déjà pratiqué l’escalade en salle. »
- Dès septembre, le club acceptera tous les nouveaux adhérents qui le souhaitent, qu’ils aient ou non pratiqué l’escalade en salle.
- Jusqu’en septembre, le club n’acceptera que des adhérents ayant déjà pratiqué l’escalade en salle.
- Le club ne prendra pas de nouveaux adhérents avant septembre ; il exigera alors qu’ils aient déjà grimpé en salle.
- À partir de septembre, le club proposera aux nouveaux adhérents une initiation à l’escalade en salle.
- Le club a refusé jusqu’en septembre les nouveaux adhérents qui n’avaient jamais grimpé en salle.
Corrigé
Trois unités : aucun nouvel adhérent avant septembre (« ne… qu’à partir de ») ; une condition nécessaire, avoir déjà pratiqué l’escalade en salle (« seulement si ») ; le futur. C garde les trois : « ne prendra pas […] avant septembre », puis « exigera alors qu’ils aient déjà grimpé en salle ». Réponse C.
A supprime la condition. B déplace la période : le club accepterait des adhérents avant septembre. D invente une initiation. E passe au passé et laisse entendre que le club acceptait, avant septembre, ceux qui avaient déjà grimpé.
Cinq questions de cohérence
Question 6 : cohérence
Quel mot complète le texte de la façon la plus cohérente ?
En deux ans, la commune a doublé le nombre de places dans ses crèches. ……, la liste d’attente s’est allongée, car les naissances ont augmenté plus vite encore.
- Par conséquent
- Autrement dit
- De même
- Pourtant
- Par exemple
Corrigé
La première phrase crée une attente : avec deux fois plus de places, la liste d’attente devrait raccourcir. La suite la dément, et la fin de la phrase donne une autre cause, les naissances. Le blanc marque une opposition. Réponse D, « Pourtant ».
« Par conséquent » ferait de l’allongement une suite du doublement, ce que contredit la cause donnée après « car ». « Autrement dit » annoncerait une reformulation de la première phrase, « De même » un fait parallèle, « Par exemple » un cas particulier.
Question 7 : cohérence
Quel mot ou groupe de mots complète le texte de la façon la plus cohérente ?
…… le musée soit gratuit le premier dimanche du mois, peu d’habitants du quartier en profitent.
- Bien que
- Puisque
- Si bien que
- Afin que
- Dès lors que
Corrigé
La gratuité devrait attirer les habitants ; la fin de la phrase dit qu’ils en profitent peu. On admet un fait sans la suite qu’on en attendait : c’est une concession. « Bien que » l’exprime et se construit avec le subjonctif, ici « soit ». Réponse A.
« Puisque » et « Dès lors que » feraient de la gratuité la cause de la faible fréquentation. « Si bien que » ferait de la gratuité une conséquence du peu de visiteurs, et « Afin que » un but que ce peu de visiteurs servirait.
Question 8 : cohérence
Quel mot ou groupe de mots complète le texte de la façon la plus cohérente ?
Le directeur annonçait une simple réorganisation des services. ……, il s’agissait de supprimer quarante postes.
- En effet
- De plus
- Bref
- Ainsi
- En fait
Corrigé
« Simple » prépare ce que la suite dément : supprimer quarante postes dépasse une réorganisation. La seconde phrase corrige la première, et « En fait », au sens de « en réalité », marque cette correction. Réponse E.
« En effet » annoncerait une explication qui confirme la première phrase, ce que la suite ne fait pas. « De plus » ajouterait un second fait du même ordre, « Bref » résumerait, « Ainsi » donnerait un exemple ou tirerait une conclusion.
Question 9 : cohérence
Quel groupe de mots complète le texte de la façon la plus cohérente ?
Dans une lettre ouverte, trois chercheurs ont relevé des erreurs de calcul dans l’étude publiée par l’agence et en ont demandé la correction. L’agence a reconnu le bien-fondé de …… et publiera une version révisée.
- ces éloges
- ces critiques
- ces menaces
- ces rumeurs
- ces aveux
Corrigé
Le nom à trouver reprend ce qu’ont fait les chercheurs : relever des erreurs et demander une correction, dans une lettre qu’ils signent. « Ces critiques » le désigne avec la bonne force, et l’on reconnaît le bien-fondé d’une critique. Réponse B.
Des éloges diraient le contraire. Des menaces ajouteraient une intimidation que le texte ne contient pas. Des rumeurs circulent sans auteur établi, alors que trois chercheurs signent. Des aveux viendraient de l’agence elle-même, et non de ceux qui la mettent en cause.
Question 10 : cohérence
Quel mot ou groupe de mots complète le texte de la façon la plus cohérente ?
Le jury a entendu le candidat, puis son directeur de mémoire. …… a confirmé que le sujet avait été choisi par l’étudiant lui-même.
- Celui-là
- Il
- Ce dernier
- Ceux-ci
- Lui-même
Corrigé
Deux noms masculins précèdent le blanc, « le candidat » et « son directeur de mémoire ». La fin de la phrase, « choisi par l’étudiant lui-même », montre que celui qui parle n’est pas l’étudiant : c’est le directeur, nommé en dernier. « Ce dernier » le désigne sans ambiguïté. Réponse C.
« Celui-là » laisse un doute : opposé à « celui-ci », il désigne le plus éloigné des deux noms, ici le candidat. « Il » pourrait renvoyer au jury, sujet de la phrase précédente, aussi bien qu’à l’un des deux hommes. « Ceux-ci » est au pluriel devant un verbe au singulier, et « Lui-même » ne dit pas de qui il s’agit.
Classez ensuite chaque erreur. En reformulation, notez l’unité de sens que vous avez laissée passer et sa famille : quantificateur, modalité, cause, intensité. En cohérence, notez si vous aviez mal nommé la relation, mal lu ce que reprend un pronom ou un nom, ou nommé la bonne relation sans connaître le mot qui l’exprime. Les deux premiers cas se corrigent en lisant chaque texte jusqu’au point final ; le dernier, en apprenant les lignes du tableau des connecteurs.
Questions fréquentes
Comment choisir la bonne reformulation ?
Gardez celle qui dit la même chose que le passage, sans rien ajouter ni retrancher. Découpez d’abord le passage en trois ou quatre unités de sens : de qui l’on parle, ce qui est affirmé, dans quelle mesure, à quelle condition ou pour quelle raison. Cherchez ensuite chaque unité dans chaque proposition. Écartez celle qui change un quantificateur, un verbe comme pouvoir ou devoir, le sens d’une cause ou la force d’un mot, même si elle reprend le vocabulaire du passage.
Quels connecteurs logiques faut-il connaître ?
Deux ou trois mots pour chacune des relations courantes : ajout, opposition, concession, cause, conséquence, but, exemple. Retenez aussi ce qu’ils imposent à la phrase : « bien que » et « afin que » se construisent avec le subjonctif, « en effet » ouvre une explication, « ainsi » peut annoncer un exemple comme une conclusion. Devant un blanc, nommez la relation avant de lire les propositions : elle élimine à elle seule les mots qui en marquent une autre.
Quelle différence entre « en effet » et « en fait » ?
« En effet » annonce une explication de ce qui précède, comme « car » : le stade sera fermé dimanche ; en effet, la pelouse doit être refaite. « En fait » signifie « en réalité » et corrige ce qui précède : le dossier semblait complet ; en fait, il manquait une attestation. Si la phrase qui suit dément la précédente, seul « en fait » convient.
Sources : FNEGE, pages « Sous-tests du TAGE MAGE » et « Conseils » du site tagemage.fr, et livret du candidat, pages 46 à 52 et 67, consultés le 18 octobre 2026. Sens et construction des connecteurs et des pronoms : dictionnaire Larousse en ligne, Wiktionnaire et Académie française (« Questions de langue », articles « Par contre » et « Quoique, quoi que »), consultés le même jour.

