Le sous-test Compréhension de textes du test TAGE MAGE® pose 15 questions, et la FNEGE nomme cinq capacités de lecture qu’il évalue, du repérage d’informations à la synthèse du texte. Nous en tirons cinq familles de questions, chacune avec sa fausse réponse type : le bon chiffre attaché au mauvais sujet, l’opinion donnée pour un fait, l’exemple pris pour la thèse, l’avis adverse prêté à l’auteur, le résumé d’un seul paragraphe.

Reconnaître la famille d’une question vous dit où chercher dans le texte et quelle proposition examiner d’abord. La lecture elle-même, de l’ordre à suivre au partage du temps, est traitée dans la méthode de lecture en vingt minutes ; on part ici des propositions, quand deux d’entre elles se ressemblent.

L’essentiel

Questions du sous-test
15comme dans chacune des six épreuves du test
Réponses proposées
5 par questionune seule est correcte
Capacités nommées par la FNEGE
5du repérage d’informations à la synthèse du texte
Nombre et longueur des textes
Non publiés pour l’épreuvele livret en propose quatre pour 30 questions d’exemple
Réponse fausse ou case vide
Aucune pénalitéaucun point n’est déduit

Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .

Cinq compétences, cinq familles de questions

Sur sa page consacrée aux sous-tests, la FNEGE écrit : « L’épreuve Compréhension d’un texte écrit évalue, en temps limité, la compétence de lecture dans ses différents aspects. » Elle énumère ensuite les capacités que l’épreuve teste « notamment » : la liste n’épuise donc pas ce que mesure le sous-test. Le rattachement d’une famille de questions à chacune de ces capacités est notre lecture, pas un classement publié par la FNEGE. Les amorces et les fausses réponses types sont aussi les nôtres.

Les cinq capacités nommées par la FNEGE (citées) et notre classement des questions
Capacité nommée par la FNEGEFamille de questionsExemple d’amorceFausse réponse type
« le repérage d’informations »Repérer une informationSelon le texte, de combien…le bon chiffre attaché au mauvais sujet
« l’identification des faits et des opinions concernant ces faits »Distinguer un fait d’une opinionLaquelle de ces affirmations le texte présente-t-il comme un fait…l’opinion de l’auteur donnée pour un fait établi
« le regroupement d’informations relevant d’une même chaîne argumentative »Suivre la chaîne des argumentsSur quel argument l’auteur s’appuie-t-il pour…l’exemple pris pour la thèse ou pour l’argument
« l’évaluation de la posture intellectuelle de l’auteur par rapport au sujet qu’il traite »Situer la position de l’auteurQuelle est la position de l’auteur sur…la thèse adverse que l’auteur rapporte
« la capacité à synthétiser l’essentiel du texte sans le trahir »Juger une synthèseQuel résumé rend le mieux compte…le résumé exact d’un seul paragraphe

Faites défiler le tableau vers la droite.

Ni cette page ni le livret du candidat ne disent combien de questions relèvent de chaque capacité, et la FNEGE ne publie ni le nombre ni la longueur des textes de l’épreuve. Une même question peut d’ailleurs en mobiliser deux : juger un résumé oblige à retrouver des informations. Le classement sert à choisir la vérification à faire devant une question ; il ne dit rien du contenu du cahier.

Les cinq questions corrigées, une par famille, portent sur le texte suivant, rédigé pour l’occasion. Sa ville et ses chiffres sont imaginaires.

Texte

(1) Depuis un an, le bus est gratuit le samedi dans notre ville. La mesure a fait monter la fréquentation de ce jour de 30 % ; sur la même période, le chiffre d’affaires des commerces du centre a progressé de 4 %. Les adversaires de la gratuité la jugent inutile : selon eux, les nouveaux passagers venaient auparavant à pied, et aucune voiture n’a quitté les rues.

(2) L’enquête du réseau dément cette lecture : un nouveau passager sur trois venait auparavant en voiture. Les familles de la périphérie, par exemple, venaient souvent au marché en voiture ; elles prennent désormais le bus.

(3) Certes, la gratuité prive le réseau des recettes du samedi. Mais une ville gagne sans doute plus à libérer ses rues des voitures qu’à vendre des tickets : il faudrait étendre l’essai au dimanche.

Repérer une information

Une question de repérage porte sur un élément que le texte donne en toutes lettres : un chiffre, une date, un acteur, une condition. Une phrase du texte y répond, une seule. Partez du nom qui porte la question, « la fréquentation » ou « les commerces », et cherchez ce nom dans le texte avant de chercher le chiffre.

Le piège type prend un chiffre exact du texte et l’attache à un autre sujet. Il fonctionne d’autant mieux que deux chiffres voisinent dans la même phrase, comme les 30 % et les 4 % du paragraphe 1. Avant de cocher un chiffre, lisez le nom auquel la phrase source le rattache, puis la période et la base de comparaison quand le texte les donne.

Méfiez-vous aussi des conversions : « un sur trois » n’est pas « 30 % », et la somme de deux pourcentages qui mesurent des choses différentes ne correspond à aucune phrase.

Question 1 : repérer une information

Selon le texte, de combien la fréquentation du bus a-t-elle augmenté le samedi ?

  1. De 4 %
  2. D’un tiers
  3. De 30 %
  4. De 34 %
  5. Le texte ne donne pas ce chiffre
Corrigé

Réponse C. La deuxième phrase du paragraphe 1 rattache 30 % à « la fréquentation de ce jour ». A reprend le chiffre exact des commerces du centre, cité dans la même phrase : c’est le bon chiffre attaché au mauvais sujet. B convertit « un nouveau passager sur trois », qui au paragraphe 2 mesure l’origine des nouveaux passagers, pas la hausse de la fréquentation. D additionne deux chiffres qui ne mesurent pas la même chose. E est fausse, puisque le chiffre est écrit.

Distinguer un fait d’une opinion

Pour ces questions, un fait est ce que l’auteur donne pour vérifiable : un chiffre, un événement, une décision prise. Une opinion se reconnaît à ses marques. Les verbes de jugement en sont une (« juger », « estimer », « sembler », « falloir »), comme les adverbes qui dosent la certitude (« sans doute », « peut-être », « probablement »). Le conditionnel en est une autre, qu’il recommande (« il faudrait ») ou qu’il rapporte un avis sans le prendre à son compte. Les adjectifs d’évaluation aussi : une mesure « inutile », un coût « excessif ».

Reste à savoir qui parle. « Selon eux », « pour ses adversaires », « on objecte » attribuent une opinion à d’autres que l’auteur. Une proposition peut donc se tromper de deux façons : donner pour un fait ce que le texte présente comme un avis, ou prêter à l’auteur un avis qu’il rapporte. Le second cas relève de la position de l’auteur.

Dans cette famille, la fausse réponse type reprend une opinion de l’auteur et lui retire sa marque. Si le texte écrit « cette réforme semble avoir raccourci les files d’attente », la proposition « la réforme a raccourci les files d’attente » a perdu son verbe de prudence, et l’avis passe pour un constat. Comparez la proposition à sa phrase source mot par mot, en cherchant le mot qui manque.

Question 2 : distinguer un fait d’une opinion

Laquelle de ces affirmations le texte présente-t-il comme un fait ?

  1. Aucune voiture n’a quitté les rues depuis que le bus est gratuit le samedi.
  2. Une ville gagne plus à libérer ses rues des voitures qu’à vendre des tickets.
  3. La gratuité du bus a fait progresser le chiffre d’affaires des commerces du centre.
  4. Les familles de la périphérie venaient toujours au marché en voiture.
  5. Le chiffre d’affaires des commerces du centre a progressé de 4 % depuis un an.
Corrigé

Réponse E. Le paragraphe 1 donne ce chiffre sans réserve, pour l’année que dure la gratuité. B est la fausse réponse type : c’est l’opinion de l’auteur, au paragraphe 3, dont la proposition a retiré « sans doute ». A est l’avis des adversaires, introduit par « selon eux », que l’auteur conteste au paragraphe 2. C crée un lien de cause : le texte place la hausse des ventes « sur la même période » que la gratuité, sans dire que l’une explique l’autre. D change le « souvent » du paragraphe 2 en « toujours ».

Suivre la chaîne des arguments

Une question de cette famille demande le rôle d’une phrase dans le raisonnement. Pour y répondre, regardez ce que la phrase fait pour la thèse de l’auteur.

Les quatre éléments d’une chaîne d’arguments
ÉlémentRôleMots qui peuvent l’annoncer
Thèsece que l’auteur veut faire admettre« il faut », « il faudrait », « donc »
Argumentune raison de l’admettre« car », « puisque », « en effet », « or », un résultat cité
Exempleun cas particulier qui montre l’argument à l’œuvre« par exemple », « ainsi », « comme », un nom de personne ou de lieu
Concessionun point accordé à l’autre camp, puis dépassé« certes… mais », « il est vrai que… cependant »

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La fausse réponse type prend l’exemple pour la thèse, ou pour l’argument qu’il illustre. Un exemple est concret, donc facile à retrouver, et une proposition qui le reprend paraît solidement ancrée dans le texte. Il ne prouve pourtant rien à lui seul : il montre un cas. Pour le reconnaître, supprimez la phrase en pensée et regardez si le raisonnement tient encore. S’il tient, la phrase était un exemple ou une concession.

La concession trompe autrement. Elle donne raison à l’autre camp sur un point, et une proposition qui la reprend sans le « mais » qui suit fait passer un point accordé pour la position de l’auteur. La même décomposition, appliquée à des arguments de quelques lignes, est détaillée dans le guide sur prémisses et conclusion d’un argument.

Question 3 : suivre la chaîne des arguments

Sur quel argument l’auteur s’appuie-t-il pour répondre aux adversaires de la gratuité ?

  1. La fréquentation du bus a augmenté de 30 % le samedi.
  2. Un nouveau passager sur trois venait auparavant en voiture.
  3. Les familles de la périphérie prennent désormais le bus pour aller au marché.
  4. La gratuité prive le réseau des recettes du samedi.
  5. Il faudrait étendre l’essai au dimanche.
Corrigé

Réponse B. Les adversaires affirment que les nouveaux passagers venaient à pied et qu’aucune voiture n’a quitté les rues ; le paragraphe 2 leur oppose le résultat de l’enquête du réseau. C est la fausse réponse type : les familles de la périphérie arrivent après « par exemple », elles illustrent l’argument sans l’établir. A est un fait du paragraphe 1 que les adversaires ne contestent pas, et il ne répond donc pas à leur objection. D est la concession du paragraphe 3, ouverte par « certes ». E est la thèse que l’argument sert à défendre.

Situer la position de l’auteur

L’auteur qui expose présente un débat sans le trancher : il donne la parole à chaque camp, attribue chaque avis et ne juge pas. Celui qui défend une thèse parle en son nom, avec des marques d’opinion. Celui qui réfute rapporte d’abord une thèse, puis la conteste ; le passage se lit dans un mot de tournant (« pourtant », « or », « en réalité ») ou dans un verbe qui disqualifie (« néglige », « oublie », « dément »).

Un même texte peut réfuter une thèse, puis en défendre une autre. Le texte sur le bus gratuit fait les deux, dans cet ordre.

Le distracteur de cette famille prête à l’auteur la thèse adverse qu’il rapporte. Elle figure dans le texte, parfois dès le premier paragraphe, et la proposition la reprend presque mot pour mot, ce qui la rend crédible. Pour chaque proposition, retrouvez la phrase source et demandez-vous qui la prend à son compte. Une phrase qui suit « selon eux » ou « on objecte » n’est pas de l’auteur, sauf s’il l’approuve ensuite. La question peut aussi viser un point précis plutôt que le texte entier : le coût de la mesure, ses adversaires, une solution évoquée. Cherchez alors la phrase où l’auteur juge ce point, souvent une concession ou un jugement bref, et ne déduisez pas son avis de sa thèse générale.

Question 4 : situer la position de l’auteur

Quelle est la position de l’auteur sur la gratuité du bus le samedi ?

  1. Il présente les arguments des partisans et des adversaires sans prendre parti.
  2. Il la juge inutile, puisque les nouveaux passagers venaient auparavant à pied.
  3. Il la juge trop coûteuse pour être maintenue.
  4. Il la défend et propose de l’étendre au dimanche, tout en reconnaissant qu’elle prive le réseau de recettes.
  5. Il la défend parce qu’elle a enrichi les commerces du centre.
Corrigé

Réponse D. L’auteur conteste les adversaires au paragraphe 2 (« L’enquête du réseau dément cette lecture »), concède le coût au paragraphe 3 (« Certes ») et conclut : « il faudrait étendre l’essai au dimanche ». B est la fausse réponse type : c’est la thèse des adversaires, rapportée au paragraphe 1 après « selon eux » et réfutée ensuite. A ne tient pas, puisque l’auteur tranche. C fait de la concession une conclusion. E prête à l’auteur un argument qu’il n’emploie pas : il cite la hausse des ventes sans en faire une raison, et « enrichi » dit plus que 4 %.

Juger une synthèse

Une question de synthèse demande le résumé ou le titre qui rend compte du texte entier. La bonne proposition couvre chaque paragraphe, au moins par son idée, et n’ajoute rien que le texte ne dise. Elle garde la thèse et ses nuances : une concession, un « sans doute », une proportion comme « un sur trois ».

Testez chaque proposition dans les deux sens. Chaque élément de la proposition doit d’abord avoir son appui dans un paragraphe ; un seul mot sans appui suffit à l’écarter, par exemple un futur certain là où le texte écrit « il faudrait ». Chaque paragraphe doit ensuite se retrouver dans la proposition. Ce second test élimine la fausse réponse type de la famille, le résumé exact d’un seul paragraphe : tout ce qu’il dit est vrai, mais il laisse la thèse dehors, ou ne garde qu’elle et oublie ce qui la fonde.

Un titre se juge de la même façon. Entre deux titres sans erreur, préférez celui qui nomme le sujet et la thèse. « La gratuité du bus » nomme un sujet sans thèse ; « Le bus gratuit a vidé les rues » affirme plus que le texte.

Question 5 : juger une synthèse

Quel résumé rend le mieux compte du texte ?

  1. La gratuité du samedi a attiré des passagers dont une part venait en voiture, contrairement à ce qu’affirment ses adversaires ; malgré la perte de recettes, l’auteur propose de l’étendre au dimanche.
  2. Un nouveau passager sur trois venait en voiture, et des familles de la périphérie prennent désormais le bus pour aller au marché.
  3. La gratuité du samedi a vidé le centre de ses voitures, et la ville va l’étendre au dimanche.
  4. Les transports en commun devraient être gratuits tous les jours.
  5. Les adversaires de la mesure ont raison sur son coût, mais tort sur ses effets.
Corrigé

Réponse A. Chacun de ses éléments a son appui : la hausse de la fréquentation et l’objection des adversaires au paragraphe 1, la part des anciens automobilistes au paragraphe 2, la concession et la proposition au paragraphe 3. B est la fausse réponse type : exacte, elle ne résume que le paragraphe 2 et laisse de côté la thèse. C ajoute deux affirmations sans appui, puisque le texte ne dit pas que le centre est vidé de ses voitures et que « il faudrait » n’annonce aucune décision. D étend à tous les jours et à tous les transports une proposition qui porte sur le dimanche. E prête aux adversaires le point sur le coût, alors que le texte ne leur fait dire que l’inutilité de la mesure : la concession est celle de l’auteur.

Quatre distracteurs à reconnaître

Le hors-texte vrai

La proposition énonce une chose vraie, ou que vous tenez pour vraie, mais que le texte ne dit pas. « Un bus transporte plus de voyageurs qu’une voiture » est exact, et c’est même l’idée qui rend la thèse plausible ; aucune phrase du texte ne l’écrit. Une proposition de ce genre tombe dès que vous cherchez sa phrase source sans la trouver, aussi juste soit-elle hors du texte.

Le durcissement

Une phrase du texte est reprise sans sa nuance : « souvent » devient « toujours », « certains » devient « tous », « peut-être » disparaît, « il faudrait » devient « il faut ». La proposition D de la question 2 en donne un cas, puisque les familles de la périphérie y venaient « toujours » au marché en voiture, quand le paragraphe 2 écrit « souvent ». Soulignez dans chaque proposition les mots de quantité ou de certitude, puis cherchez leur équivalent exact dans la phrase source.

L’inversion de cause et d’effet

Le texte pose une cause et son effet, et la proposition les échange. Au paragraphe 1, la gratuité fait monter la fréquentation. « La ville a rendu le bus gratuit le samedi parce que sa fréquentation augmentait » garde les deux éléments et retourne leur lien. Une variante invente un lien que le texte ne fait pas : la proposition C de la question 2 fait de la gratuité la cause de la hausse des ventes, que le texte situe seulement « sur la même période ». Devant un « parce que », un « grâce à » ou un « a fait », remontez à la phrase source et contrôlez que le texte établit ce lien, et dans ce sens.

Le détail exact mais hors sujet

La proposition est juste selon le texte, mais elle répond à une autre question. Si l’on vous demande la thèse de l’auteur, « le chiffre d’affaires des commerces du centre a progressé de 4 % » est un passage du texte recopié sans erreur, qui n’est pas la thèse. Ce distracteur passe les trois vérifications précédentes, puisqu’il a sa phrase source, garde ses nuances et ne touche à aucun lien de cause. Relisez l’amorce juste avant de cocher et demandez-vous si la proposition y répond.

Quand deux propositions résistent aux quatre vérifications, cochez celle qui s’écarte le moins de sa phrase source et passez à la question suivante. Une réponse fausse ne vous coûte rien, puisque la FNEGE précise, page Comprendre son score : « Les réponses incorrectes n’entraînent pas de pénalité en termes de points. » Une case vide ne rapporte rien, une case cochée au hasard garde une chance sur cinq.

Pour vous entraîner, reprenez les questions d’exemple du livret du candidat, qui en propose 30 sur quatre textes pour ce sous-test, alors que l’épreuve en compte 15. Avant de corriger, inscrivez à côté de chaque question sa famille ; après la correction, notez pour chaque erreur le procédé de la proposition choisie. On peut tenir ce relevé seul, ou travailler ses textes en cours individuels, où un enseignant peut le reprendre avec vous.

Après quelques séries, des erreurs groupées dans une famille désignent la vérification qui manque devant ce type de question : le sujet du chiffre, la marque d’opinion, le rôle de la phrase, celui qui parle, la couverture du texte. Si elles se concentrent sur un procédé, faites la vérification correspondante à chaque proposition, même quand la réponse paraît évidente.

Questions fréquentes

Quels sont les types de questions en compréhension de textes ?

Cinq familles, selon notre classement, tirées des capacités que la FNEGE dit évaluer : repérer une information, distinguer un fait d’une opinion, suivre la chaîne des arguments, situer la position de l’auteur, juger un résumé ou un titre. Ni la page de la FNEGE sur les sous-tests ni le livret du candidat ne disent combien de questions relèvent de chaque capacité, et la FNEGE ne publie ni le nombre ni la longueur des textes de l’épreuve.

Qu’est-ce qu’un distracteur ?

Une réponse fausse proposée à côté de la bonne. Chaque question du test en propose cinq, dont une seule est correcte : les quatre autres sont des distracteurs. En compréhension de textes, ceux qu’il faut regarder de près reprennent les mots du texte et changent un seul élément : le sujet d’un chiffre, un « souvent » devenu « toujours », le sens d’une cause, la question à laquelle ils répondent. D’autres énoncent une chose vraie que le texte ne dit pas.

Comment repérer la position de l’auteur ?

Séparez les phrases où l’auteur parle en son nom de celles où il rapporte l’avis d’autrui. Les premières portent des marques d’opinion : un jugement (« inutile »), un conditionnel de recommandation (« il faudrait »), un « sans doute ». Les secondes suivent « selon eux », « pour ses adversaires » ou « on objecte ». Un avis rapporté, puis contesté par « pourtant » ou « dément », est la thèse que l’auteur réfute : la proposition qui le lui prête est fausse.

Sources : FNEGE, pages « Sous-tests du TAGE MAGE », « Présentation » et « Comprendre son score » sur tagemage.fr ; livret du candidat mis en ligne par la FNEGE, consignes et exemples du sous-test Compréhension, relus dans la visionneuse Calaméo ; consultés le 18 octobre 2026.