Dans le sous-test Raisonnement / Argumentation du test TAGE MAGE®, une proposition renforce un argument quand elle rend plus sûr ce que l’auteur tient pour acquis sans l’écrire, et elle l’affaiblit quand elle le rend douteux. Les deux se travaillent donc de la même façon : formulez ce présupposé avant de lire les propositions, puis cherchez celle qui le confirme ou celle qui le contredit. Le sous-test dure 20 minutes, et une réponse fausse ne retire aucun point.

La FNEGE écrit, sur sa page Sous-tests du TAGE MAGE, que l’épreuve évalue « les capacités de raisonnement et de jugement par rapport à des situations de la vie quotidienne ou des opinions défendues dans les médias », et que le sous-test ne nécessite pas « de connaissances approfondies des principes fondamentaux de la logique formelle ». Le livret du candidat range parmi les consignes de ce sous-test la recherche de l’argument qui soutient le mieux la conclusion, et l’une de ses questions d’exemple demande quel argument renforce le mieux une conclusion ; aucune ne demande d’en affaiblir un. Ni la page ni le livret ne disent combien de questions de chaque sorte compte une épreuve.

L’essentiel

Ce que le sous-test évalue
Raisonnement et jugementsur des situations de la vie quotidienne ou des opinions défendues dans les médias
Logique formelle
Pas de connaissances approfondiesle sous-test fait plutôt appel à la logique naturelle
Durée
20 minutescomme chacun des six sous-tests
Pénalité
Aucuneni pour une réponse fausse, ni pour une case vide

Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .

Renforcer et affaiblir agissent sur le même lien

Un argument tire une conclusion de prémisses, c’est-à-dire de faits présentés comme acquis. Le passage des unes à l’autre repose sur une idée que l’auteur n’écrit pas : le présupposé. Si ces mots vous sont nouveaux, commencez par le guide qui définit conclusion, prémisse et présupposé et qui montre comment vérifier qu’une idée en est un.

Prenez cet argument, inventé pour l’exemple : « Une enseigne de vêtements a ouvert l’un de ses quarante magasins le dimanche matin pendant trois mois, à l’essai. Sur la période, le chiffre d’affaires hebdomadaire de ce magasin a progressé de 8 %. La direction va donc ouvrir le dimanche matin dans tous ses magasins. » La conclusion est la décision d’étendre l’ouverture. Les prémisses sont l’essai et la hausse de 8 %. Entre les deux, la direction suppose deux choses : la hausse vient de l’ouverture du dimanche, et les trente-neuf autres magasins réagiront comme celui de l’essai.

Lisez chaque proposition comme vraie, même si elle vous paraît peu probable : la question porte sur son effet sur l’argument. Une proposition qui redit une prémisse ou la conclusion ne change rien, puisque l’argument la contenait déjà. Celle qui fait bouger l’argument rend l’une des deux idées non écrites plus probable, ou moins probable.

Trois temps, dans cet ordre

Lisez d’abord la consigne, pour savoir dans quel sens chercher, et ne regardez les cinq propositions qu’au troisième temps.

  1. Isolez la conclusion et notez-la en quelques mots : « ouvrir le dimanche partout ».
  2. Formulez ce qu’il faut admettre, en plus des prémisses, pour arriver à cette conclusion : ici, « la hausse vient du dimanche » et « les autres magasins réagiront de la même façon ».
  3. Classez chaque proposition : elle renforce l’une de ces idées, elle en affaiblit une, ou elle ne les touche pas.

Ne sautez pas le deuxième temps : sans présupposé formulé, chaque proposition se juge à l’intuition, et deux d’entre elles finissent par se ressembler. Une fois les deux idées écrites, « Le magasin de l’essai a doublé son équipe de vente pendant les trois mois » se classe tout de suite. Elle touche la première idée en donnant une autre cause possible à la hausse, donc elle affaiblit.

Une négation dans la consigne inverse le travail. Si l’on vous demande laquelle des propositions ne renforce pas l’argument, quatre d’entre elles le renforcent, et la bonne réponse est celle qui l’affaiblit ou qui ne change rien. Entourez ce « ne… pas » avant de lire le texte.

Si deux propositions restent en balance, cochez celle qui touche le plus directement le présupposé et passez à la question suivante. La FNEGE écrit sur sa page Comprendre son score que « les réponses incorrectes n’entraînent pas de pénalité en termes de points ».

Ce qui renforce un argument

Une proposition renforce quand elle lève un doute que l’argument laissait ouvert. Celui du magasin en laisse trois.

La hausse de 8 % peut d’abord venir d’autre chose que du dimanche, la saison ou une campagne de publicité lancée au même moment. « Dans les trente-neuf magasins restés fermés le dimanche, les ventes n’ont pas bougé sur les mêmes trois mois » écarte d’un coup toutes les causes communes à l’enseigne. Il reste celles qui ne concernent que le magasin de l’essai, mais le champ s’est resserré.

Un essai unique laisse un deuxième doute. Un magasin sur quarante, pendant trois mois, c’est peu. « Deux autres magasins de l’enseigne, ouverts le dimanche à l’essai l’année précédente dans d’autres régions, avaient connu une hausse comparable » élargit l’échantillon, et la conclusion repose alors sur trois essais au lieu d’un.

Reste la ressemblance entre le magasin de l’essai et les autres. Une proposition qui indique qu’il a la même surface et le même type d’emplacement que la plupart des magasins de l’enseigne confirme que la comparaison tient : ce qui s’est passé là-bas a plus de chances de se reproduire ailleurs.

Aucune de ces trois propositions ne prouve que l’ouverture du dimanche fera vendre davantage dans chaque magasin. Elles rendent la conclusion plus probable, ce qui suffit pour renforcer. Toutes les propositions favorables ne se valent pas pour autant. « Des clients interrogés le dimanche disent qu’ils reviendront » confirme que des clients viennent ce jour-là, sans dire si la hausse vient d’eux ni si les autres magasins en attireront autant. Quand la consigne demande ce qui renforce le plus, gardez la proposition qui agit sur le présupposé. La page Sous-tests décrit ce travail de comparaison pour les questions dont le contexte est flou : le candidat doit « choisir parmi les cinq réponses proposées celle qui convient le mieux ».

Ce qui affaiblit un argument

Affaiblir, c’est rouvrir l’un de ces doutes. La proposition n’a pas à démontrer que la direction se trompe : il suffit qu’elle rende sa conclusion moins probable. Le geste sert aussi dans une question qui demande de renforcer, la seule des deux que montrent les questions d’exemple du livret : la proposition qui affaiblit y est une mauvaise réponse, à reconnaître pour l’écarter.

Une première façon propose une autre explication des mêmes faits. « Pendant l’essai, le magasin concurrent situé en face était fermé pour travaux » : ses clients ont pu se reporter sur celui de l’enseigne, le dimanche comme en semaine. La hausse a désormais une cause qui n’a rien à voir avec l’horaire.

Un contre-exemple vise le lien entre la cause et l’effet. « Le même magasin avait ouvert le dimanche matin pendant trois mois il y a deux ans, sans que ses ventes progressent » : la même cause n’a pas produit le même effet, et l’essai récent perd de sa force. Contre une affirmation générale, du type « ouvrir le dimanche fait toujours vendre plus », un seul contre-exemple suffit à la faire tomber.

Casser l’analogie, enfin, revient à montrer que les deux termes comparés diffèrent sur le point qui compte. « Le magasin de l’essai est le seul de l’enseigne situé dans une zone touristique, très fréquentée le dimanche » : son succès tient peut-être à son emplacement, que les trente-neuf autres n’ont pas.

Quatre mauvaises réponses à reconnaître

Posez sur l’argument du magasin la consigne « laquelle de ces propositions, si elle est vraie, affaiblit le plus le raisonnement de la direction », et comparez cinq réponses possibles.

Cinq réponses possibles pour affaiblir le raisonnement de la direction, et ce que fait chacune
PropositionCe qu’elle faitVerdict
Le chiffre d’affaires du magasin de l’essai a progressé pendant les trois mois.Elle n’apprend rien que l’argument ne disait déjà.Répète une prémisse
Les clients du dimanche matin paient plus souvent par carte que ceux de la semaine.Elle parle des clients du dimanche sans rien dire de l’origine de la hausse.Hors sujet
Dans les magasins restés fermés le dimanche, les ventes n’ont pas bougé.Elle écarte les causes communes à toute l’enseigne.Mauvais sens : elle renforce
Ouvrir le dimanche après-midi rapporterait davantage que le dimanche matin.Elle compare deux horaires, sans dire si l’ouverture du matin fait vendre.Touche un autre argument
Le magasin de l’essai est le seul de l’enseigne situé dans une zone touristique.Elle montre qu’il ne ressemble pas aux autres sur le point qui compte.Bonne réponse

Faites défiler le tableau vers la droite.

La répétition attire parce qu’elle est vraie et qu’elle reprend les mots du texte ; demandez-vous ce qu’elle apprend que l’argument ne disait pas, et si la réponse est rien, elle ne peut ni renforcer ni affaiblir. La proposition hors sujet reprend le thème, ici le dimanche et ses clients, sans toucher le lien entre les prémisses et la conclusion. Niez-la : si les deux idées non écrites ne bougent pas, écartez-la.

Celle de mauvais sens agit bien sur le présupposé, mais dans la direction opposée à la consigne : lue seule, elle a l’air juste, puisqu’elle raisonne sur le bon point. Notez « R » ou « A » à côté du numéro de la question avant de lire les propositions, puis relisez cette lettre avant de cocher.

La dernière répond à une question que l’auteur ne s’est pas posée, comme le choix entre le matin et l’après-midi. Relisez la conclusion notée au premier temps : si la proposition ne parle pas d’elle, elle touche un autre argument. Ce tri se travaille seul sur vos séries corrigées, en classant chaque erreur dans l’une des quatre familles, ou avec un enseignant dans le cadre de la préparation individuelle au TAGE MAGE.

Cinq questions corrigées

Les cinq arguments suivants, écrits pour l’exercice, ne viennent d’aucun document de la FNEGE. Trois questions demandent d’affaiblir et deux de renforcer, dans le désordre : lisez chaque consigne avant le texte. Formulez le présupposé avant de regarder les propositions, puis comparez votre raisonnement au corrigé, qui nomme le type de chaque proposition écartée. Ces exercices ne portent que sur le renfort et l’affaiblissement ; pour les autres sous-tests, voyez des exemples de questions par sous-test.

Question 1

Pour réduire les retards de restitution, une médiathèque envoie depuis mars un SMS à chaque lecteur trois jours avant la date de retour de ses documents. D’avril à juin, les retards ont baissé de 40 % par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. La directrice en conclut que le SMS de rappel est la cause de cette baisse.

Laquelle de ces informations, si elle est vraie, affaiblit le plus la conclusion de la directrice ?

  1. Les lecteurs interrogés jugent le SMS de rappel utile.
  2. Depuis mars, la durée de prêt est passée de trois à quatre semaines.
  3. Chez les lecteurs qui n’ont pas donné de numéro de téléphone, les retards n’ont pas baissé.
  4. D’avril à juin, les retards ont baissé de 40 % par rapport à l’année précédente.
  5. Un courriel de rappel coûterait moins cher à la médiathèque qu’un SMS.
Corrigé

Conclusion : le SMS de rappel est la cause de la baisse des retards. Prémisses : le SMS envoyé depuis mars, la baisse de 40 % d’avril à juin. Présupposé : rien d’autre n’a changé depuis mars qui ferait baisser les retards. Réponse B : avec une semaine de plus pour rendre leurs documents, les lecteurs dépassent moins souvent la date, qu’ils reçoivent un SMS ou non. La baisse a une autre explication, et la conclusion devient moins probable.

A est hors sujet : juger le SMS utile ne dit pas s’il change la date à laquelle les documents reviennent. C va dans le mauvais sens : les lecteurs sans téléphone n’ont pas reçu de SMS, et leurs retards n’ont pas baissé, ce qui fait du SMS l’explication la plus probable. D répète une prémisse. E touche un autre argument, le choix du moyen de rappel, et ne dit rien de l’effet du SMS.

Question 2

Un hôpital a placé une infirmière à l’entrée de ses urgences pour orienter chaque patient dès son arrivée. Sur les six mois suivants, le temps d’attente moyen avant la première consultation a baissé de 35 minutes par rapport au semestre précédent. La direction attribue cette baisse à l’infirmière d’accueil.

Laquelle de ces informations, si elle est vraie, renforce le plus la conclusion de la direction ?

  1. Pendant ces six mois, une maison médicale de garde a ouvert à deux rues de l’hôpital.
  2. Les patients interrogés trouvent l’accueil plus aimable qu’avant.
  3. Le nombre de patients reçus et le nombre de médecins présents aux urgences sont restés les mêmes d’un semestre à l’autre.
  4. Le temps d’attente moyen avant la première consultation a baissé de 35 minutes.
  5. Le salaire de l’infirmière d’accueil pèse peu dans le budget des urgences.
Corrigé

Conclusion : l’infirmière d’accueil explique la baisse de l’attente. Présupposé : aucune autre cause, comme une baisse de l’affluence ou un renfort de médecins, n’explique ces 35 minutes. Réponse C : elle écarte deux autres causes possibles d’une attente plus courte, et l’infirmière reste l’explication la plus probable.

A va dans le mauvais sens : une maison médicale de garde voisine peut attirer une partie des patients, ce qui fournit une autre cause et affaiblit la conclusion. B est hors sujet : un accueil aimable ne dit rien de la durée de l’attente. D répète une prémisse. E touche un autre argument, le coût de l’infirmière, et laisse ouverte la question de savoir d’où vient la baisse.

Question 3

Dans une chronique, un journaliste affirme que les moins de 25 ans ne lisent plus la presse. Il s’appuie sur le fichier des abonnés de son quotidien : moins de 5 % d’entre eux ont moins de 25 ans.

Laquelle de ces informations, si elle est vraie, affaiblit le plus le raisonnement du journaliste ?

  1. Les autres quotidiens nationaux comptent eux aussi moins de 5 % d’abonnés de moins de 25 ans.
  2. Moins de 5 % des abonnés du quotidien ont moins de 25 ans.
  3. Les moins de 25 ans achètent plus de livres que leurs parents au même âge.
  4. Les abonnés retraités lisent leur quotidien chaque jour.
  5. Les moins de 25 ans lisent surtout la presse en ligne, sur des sites gratuits, sans abonnement.
Corrigé

Conclusion : les moins de 25 ans ne lisent plus la presse. Prémisse : leur faible part parmi les abonnés du quotidien. Présupposé : les abonnés d’un quotidien donnent une image fidèle de ceux qui lisent la presse, si bien qu’un jeune qui n’est pas abonné ne la lit pas. Réponse E : les jeunes lisent la presse par un canal que le fichier des abonnés ne voit pas. L’échantillon ne représente pas la population sur laquelle porte la conclusion, et le raisonnement perd son appui.

A va dans le mauvais sens : elle étend le constat à d’autres journaux et renforce l’argument, même si elle ne compte toujours que des abonnés. B répète la prémisse. C touche un autre argument, la lecture de livres, alors que la conclusion porte sur la presse. D est hors sujet : les habitudes des abonnés retraités ne disent rien des jeunes.

Question 4

Une association de randonnée a ouvert ses sorties du dimanche aux familles avec enfants ; en un an, le nombre de participants a doublé. Le club de cyclotourisme de la même commune compte ouvrir ses sorties aux familles à son tour, et s’attend lui aussi à doubler sa fréquentation.

Laquelle de ces informations, si elle est vraie, renforce le plus le raisonnement du club de cyclotourisme ?

  1. Les sorties du club font en moyenne 80 kilomètres, sur des routes ouvertes à la circulation.
  2. Le nombre de participants aux randonnées du dimanche a doublé en un an.
  3. Les randonneurs du dimanche emportent un pique-nique.
  4. Le club organise déjà des parcours courts sur des voies vertes interdites aux voitures, où des enfants peuvent rouler sans danger.
  5. Le club attirerait davantage d’adhérents en déplaçant ses sorties au samedi.
Corrigé

Conclusion : ouvrir les sorties aux familles doublera la fréquentation du club. Prémisse : le succès de l’association de randonnée. Présupposé : des familles avec enfants peuvent suivre les sorties à vélo comme elles suivent les randonnées, sans quoi l’expérience de l’association ne se transpose pas. Réponse D : elle confirme que la comparaison tient sur le point qui compte.

A va dans le mauvais sens : des sorties de 80 kilomètres sur route sont hors de portée de jeunes enfants, et l’analogie avec la randonnée se casse. B répète une prémisse. C est hors sujet : le repas des randonneurs ne dit rien de ce que des enfants peuvent faire à vélo. E touche un autre argument, le jour des sorties, qui n’a rien à voir avec l’ouverture aux familles.

Question 5

Dans la presse locale, le proviseur d’un lycée affirme qu’interdire le téléphone portable en classe améliore toujours les résultats des élèves. Il cite son établissement : depuis l’interdiction, il y a deux ans, la part des élèves reçus au baccalauréat avec mention a augmenté.

Laquelle de ces informations, si elle est vraie, affaiblit le plus l’affirmation du proviseur ?

  1. Dans un lycée voisin qui applique la même interdiction depuis trois ans, les résultats des élèves n’ont pas changé.
  2. Les élèves du lycée se servent de leur téléphone pendant la pause de midi.
  3. Les lycées de la région qui ont interdit le téléphone l’an dernier ont tous vu leurs résultats progresser.
  4. Les parents d’élèves du lycée approuvent l’interdiction.
  5. Interdire le téléphone à la cantine rendrait les repas plus calmes.
Corrigé

Conclusion : interdire le téléphone en classe améliore toujours les résultats. Prémisse : la hausse des mentions dans le lycée du proviseur depuis l’interdiction. Présupposé : ce qui s’est passé dans ce lycée se produit partout où l’on interdit le téléphone, et la hausse vient de l’interdiction. Réponse A : un lycée où la même interdiction n’a rien changé est un contre-exemple, et un seul suffit contre « toujours ». Si le proviseur avait écrit « souvent », la proposition A l’affaiblirait encore, sans la contredire.

C va dans le mauvais sens : elle ajoute des cas favorables. B et D sont hors sujet : l’usage du téléphone à midi et l’avis des parents ne disent rien de l’effet de l’interdiction sur les résultats. E touche un autre argument, le calme à la cantine.

Questions fréquentes

Comment affaiblir un argument ?

Rendez douteux ce qu’il suppose sans l’écrire. Formulez d’abord ce présupposé, puis cherchez la proposition qui le contredit : une autre explication des mêmes faits, un contre-exemple à une règle générale, ou une différence qui casse une comparaison. Lisez chaque proposition comme vraie, et écartez celles qui redisent une prémisse, parlent d’autre chose ou renforcent au lieu d’affaiblir. La bonne réponse n’a pas à prouver que l’auteur se trompe : il suffit qu’elle rende sa conclusion moins probable.

Quelle différence entre renforcer un argument et le prouver ?

Renforcer rend la conclusion plus probable ; prouver la rendrait certaine. Une proposition qui renforce peut laisser l’argument discutable : il suffit qu’elle lève un doute, par exemple en écartant une autre cause. Ne rejetez donc pas une proposition parce qu’elle ne démontre rien. Pour les situations floues, la FNEGE écrit que le candidat doit choisir parmi les cinq réponses « celle qui convient le mieux » : dans une question de renfort, c’est celle qui agit le plus sur le présupposé.

Qu’est-ce qu’une réponse hors sujet ?

C’est une proposition qui reprend le thème de l’argument sans toucher le lien entre ses prémisses et sa conclusion. Vraie ou fausse, elle ne change rien au raisonnement. Face à un magasin qui ouvre le dimanche pour vendre davantage, « les clients du dimanche paient plus souvent par carte » parle bien des clients du dimanche, mais ne dit rien de l’origine de la hausse des ventes. Pour la repérer, niez-la : si l’argument tient de la même façon, elle est hors sujet.

Sources : FNEGE, pages « Sous-tests du TAGE MAGE », « Conseils » et « Comprendre son score » du site tagemage.fr ; livret du candidat, pages 29 à 36 (Raisonnement / Argumentation). Pages et livret consultés le 18 octobre 2026.