Oui. Le test TAGE MAGE® ne retire aucun point pour une réponse fausse ni pour une question laissée sans réponse, et chacune de ses 90 questions propose 5 réponses : une case cochée au hasard a une chance sur cinq d’être juste, une case vide n’en a aucune. La FNEGE conseille aussi de ne pas chercher à « répondre absolument à toutes les questions » et de passer à la suivante quand on ne sait pas répondre : sautez la question s’il le faut, mais cochez sa case avant de la quitter.

L’essentiel

Pénalité
Aucuneni pour une réponse fausse, ni pour une question laissée sans réponse
Réponses proposées
5 par questiondont une seule correcte
Case cochée au hasard
1 chance sur 51 sur 3 après avoir écarté deux propositions fausses
Rythme
15 questions en 20 minutesdans chacun des six sous-tests, soit 80 secondes par question en moyenne
Montre et chronomètre
Interditscomme tout matériel électronique ; seul le stylo est permis

Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .

Ce que dit le barème

La FNEGE règle la question en deux phrases, sur sa page Comprendre son score : « Aucun point n’est déduit pour les questions laissées sans réponse. Les réponses incorrectes n’entraînent pas de pénalité en termes de points. » La même page indique que les réponses correctes « sont récompensées par l’attribution de points », sans dire combien chacune en rapporte (voir le calcul du score). Les comptes qui suivent se font donc en bonnes réponses, pas en points.

Sur les 5 réponses proposées à chaque question, une seule est correcte, d’après la page Présentation du test. Sur cinq cases cochées au hasard, vous pouvez compter sur une bonne réponse en moyenne (5 × 1/5 = 1) ; sur cinq cases vides, sur aucune. Cette bonne réponse est une moyenne sur un grand nombre de tirages. Chaque case a 4 chances sur 5 d’être fausse, et les cinq le sont ensemble avec une probabilité de 0,8 × 0,8 × 0,8 × 0,8 × 0,8, soit 0,33 environ : une fois sur trois, elles ne rapportent rien, et elles ne coûtent rien non plus.

Si votre manuel ou une page lue en ligne vous conseille de laisser la case vide en cas de doute, ce conseil suppose un barème qui n’est pas celui de la FNEGE.

Le conseil de la FNEGE qui semble dire l’inverse

La FNEGE publie dix conseils pour le jour du test. Le 9e commence par ces deux phrases :

« Ne cherchez pas à répondre absolument à toutes les questions, mais essayez de répondre juste au maximum de questions. Lisez la question dans son intégralité et si vous ne savez pas répondre, passez à la question suivante. »

FNEGE, page « Conseils », point 9, consultée le 18 octobre 2026

Lu seul, le début de la phrase semble contredire le barème. La phrase suivante en donne le sens : ne vous acharnez pas sur une question que vous ne savez pas résoudre. Nous en concluons que le conseil règle l’emploi des 20 minutes et le barème ce que vaut une case cochée ; passer à la question suivante n’oblige pas à laisser sa case vide, et le point 9 ne le demande pas. La fin de sa première phrase, « essayez de répondre juste au maximum de questions », va même dans le sens du barème : une case cochée de plus ne peut pas faire baisser le nombre de réponses justes, et elle a une chance sur cinq de l’augmenter.

Dans un sous-test où trois questions vous arrêtent, cochez pour chacune une réponse provisoire en quelques secondes et donnez le reste du temps aux douze autres. À 15 questions pour 20 minutes, chaque question dispose de 80 secondes en moyenne : trois minutes passées sur une seule, c’est le temps de plus de deux.

Cocher sans y perdre de temps

La montre et le chronomètre sont interdits le jour du test, comme le téléphone et tout matériel électronique, et le règlement n’autorise que le stylo. Vous ne savez donc pas à la minute près quand un sous-test va s’arrêter, et une case gardée pour la fin risque de rester vide. Traitez chaque question sautée sur-le-champ, en quatre gestes.

  1. Lisez la question en entier, comme le demande la FNEGE, et décidez tout de suite si vous la traitez.
  2. Si vous la sautez, barrez dans le cahier de test les propositions que vous savez fausses, puis cochez sur la grille de réponses l’une de celles qui restent.
  3. Si vous n’avez rien pu écarter, cochez la lettre que vous avez choisie avant le jour du test pour ce cas : vous évitez ainsi d’hésiter entre cinq lettres qui, sans indice, se valent.
  4. Entourez le numéro de la question dans le cahier, qui sert de brouillon, et passez à la suivante. Arrivé au bout du sous-test, s’il reste du temps, revenez aux numéros entourés, en commençant par ceux où il ne restait que deux ou trois propositions.

En revenant à une question, vous trouverez parfois une autre réponse que la provisoire. Pour corriger, la FNEGE prévoit une « ligne de secours » et précise qu’« elle seule vaudra lors du dépouillement du test ». Le règlement et la page « Conseils » ne disent pas combien de réponses elle permet de corriger ; le règlement impose de respecter les consignes de marquage précisées sur la grille. Lisez ces consignes dès que vous avez la grille en main, et ne touchez à une réponse provisoire que si vous avez résolu la question.

Réduire le hasard avant de cocher

Chaque proposition écartée à bon droit augmente la chance de la case que vous cochez parmi les autres : une sur cinq si vous n’avez rien écarté, une sur quatre après une proposition barrée, une sur trois après deux, une sur deux après trois. Sur trois questions où vous avez écarté deux propositions fausses, vous pouvez compter sur une bonne réponse en moyenne ; cochées à l’aveugle, les mêmes questions en donnent 0,6. En Calcul, un ordre de grandeur suffit parfois à barrer ; en Compréhension de textes, un terme absolu.

Exemple en Calcul

Après une baisse de 20 %, un stock compte 240 pièces. Combien en comptait-il avant la baisse ?

  1. 192
  2. 216
  3. 288
  4. 300
  5. 336
Corrigé

Sans calculer : avant une baisse, le stock était plus grand qu’après. 192 et 216, inférieurs à 240, sortent ; il reste trois propositions, donc une chance sur trois si vous cochez à ce stade. En calculant : 240 pièces représentent 80 % du stock de départ, qui vaut 240 ÷ 0,8 = 300. Réponse D. Vérification : 20 % de 300 font 60, et 300 − 60 = 240. La proposition 288 vient d’une hausse de 20 % appliquée à 240, l’erreur de qui part du nombre d’arrivée.

Exemple en Compréhension de textes

Texte : « Dans plusieurs villes moyennes, la fermeture des commerces de centre-ville tient davantage au niveau des loyers qu’à la concurrence des grandes surfaces. Quelques municipalités ont racheté des murs pour les relouer moins cher, et dans certaines rues des boutiques ont rouvert. »

Quelle affirmation le texte permet-il de soutenir ?

  1. Les grandes surfaces sont toujours la cause des fermetures.
  2. Le rachat des murs a fait rouvrir tous les commerces fermés.
  3. Dans certaines villes moyennes, le prix des loyers explique plus de fermetures que les grandes surfaces.
  4. Les fermetures touchent surtout les grandes villes.
  5. Les municipalités rachètent des murs pour y installer des grandes surfaces.
Corrigé

« Toujours » (A) et « tous » (B) n’admettent aucune exception, alors que le texte parle de « plusieurs villes moyennes » et de « certaines rues » : ces deux propositions sortent dès la première lecture, et il en reste trois. D parle des grandes villes, dont le texte ne dit rien ; E contredit la raison du rachat, qui est de relouer moins cher. Réponse C, qui reformule la comparaison du texte. Un terme absolu ne condamne pas une proposition quand le texte est lui-même absolu : relisez la phrase avant de barrer.

Barrer une proposition juste coûte la question, quelle que soit la case cochée ensuite. Sur vos séries corrigées, relisez chaque proposition barrée et vérifiez qu’elle était fausse. Ce tri se travaille seul, ou sur vos propres erreurs avec un enseignant, en préparation en cours individuels.

Ce que cocher ne remplace pas

Prenez un candidat qui résout 9 questions par sous-test et coche les 6 autres au hasard, soit 54 questions résolues et 36 cases cochées sur l’ensemble du test. Si ses réponses travaillées sont justes, il peut compter sur 54 + 36 ÷ 5 = 61,2 bonnes réponses. Avec une question résolue de plus par sous-test, le compte devient 60 + 30 ÷ 5 = 66, soit 4,8 de plus. Chaque question résolue au lieu d’être cochée à l’aveugle rapporte 0,8 bonne réponse de plus, puisque la case cochée en rapportait déjà un cinquième en moyenne.

La vitesse se gagne à l’entraînement, par séries chronométrées de 20 minutes sur un seul sous-test. Les cases vides doivent être à zéro dès la première série. Comptez ensuite à part, après chaque série, les cases cochées à l’aveugle : c’est ce nombre qu’il faut faire baisser d’une série à l’autre.

Notez aussi les cases cochées après avoir barré deux propositions, et combien d’entre elles étaient justes. Si vous ne barrez que des propositions fausses, cette part approche un tiers sur plusieurs séries. Si elle reste près d’un cinquième, vos barrages ne font pas mieux que le hasard : vous écartez trop souvent la bonne réponse.

Questions fréquentes

Y a-t-il encore des points négatifs au TAGE MAGE ?

Non. Sur sa page « Comprendre son score », la FNEGE écrit qu’aucun point n’est déduit pour une question laissée sans réponse et que les réponses incorrectes n’entraînent pas de pénalité. Un manuel ou une page qui conseille de laisser la case vide en cas de doute suppose un autre barème que celui de la FNEGE.

Vaut-il mieux laisser une case vide ou cocher au hasard ?

Cocher. Une case vide ne rapporte rien ; une case cochée au hasard a une chance sur cinq d’être juste, et une réponse fausse ne coûte rien. Sur dix cases cochées à l’aveugle, comptez deux bonnes réponses en moyenne. Si vous avez pu écarter deux propositions fausses avant de cocher, la chance passe à une sur trois.

Combien de points rapporte une bonne réponse ?

La FNEGE ne publie pas ce nombre. Sa page « Comprendre son score » s’en tient à cette phrase : « Les réponses correctes sont récompensées par l’attribution de points. » Un nombre de points par question lu ailleurs ne vient donc pas de cette page.

Sources : FNEGE, pages « Comprendre son score », « Présentation », « Conseils » et « Règlement général du test » du site tagemage.fr, consultées le 18 octobre 2026.