Pendant le test TAGE MAGE®, la montre et le chronomètre sont interdits, comme tout matériel électronique : vous tenez les 20 minutes de chaque sous-test sans pouvoir lire l’heure. Comptez donc en questions plutôt qu’en minutes, à raison de 80 secondes par question, soit 4 minutes pour trois, et apprenez ce rythme à l’entraînement jusqu’à le sentir sans instrument. Une question qui bloque se quitte avec une réponse provisoire cochée sur la grille, puisque la FNEGE ne retire aucun point pour une réponse fausse.

L’essentiel

Montre et chronomètre
Interditscomme tout matériel électronique ; seul le stylo est autorisé
Temps par sous-test
20 minutespour 15 questions
Budget par question
80 secondes20 minutes divisées par 15, soit 4 minutes pour trois questions
Réponse fausse ou case vide
Aucun point retiréselon la page Comprendre son score de la FNEGE
Sortie de la salle
Interditependant les épreuves, d’après le règlement

Source : tagemage.fr (FNEGE). Vérifié le .

Aucun instrument de mesure dans la salle

Sous le titre « Modalités à respecter », la page Conseils de la FNEGE interdit « tout matériel électronique (téléphone portable, calculatrice, chronomètre, montre, réveil, objet connecté, etc…) ». Le règlement du test écarte le reste : « L’utilisation de tout document ou matériel en dehors du stylo est interdite. » Une montre à aiguilles ou un sablier n’ont pas leur place sur la table.

Au point 8 de sa liste, la page Conseils demande pourtant de travailler la vitesse : « Chacun des six sous-tests dure 20 minutes, apprenez donc à gérer votre temps et entraînez-vous à être rapide. »

Sur la salle elle-même, le règlement, la page Conseils et la foire aux questions se taisent : aucun de ces textes n’indique si une horloge sera visible, ni si les surveillants annonceront le temps restant. Rien ne permet donc d’y compter : préparez-vous comme si vous n’aviez aucun repère jusqu’à la fin de chaque sous-test.

Compter en questions, pas en minutes

Un sous-test donne 20 minutes pour 15 questions, soit 80 secondes par question : 1 200 secondes divisées par 15. Trois questions valent 4 minutes, et le sous-test se découpe en cinq blocs de trois. Comptez votre temps en tranches de 80 secondes, une par question.

À la place de l’heure, deux nombres vous servent de repère : le numéro de la question où vous êtes, et les tranches déjà consommées. Le cahier de test sert de brouillon, selon la page Conseils : après chaque question, notez dans sa marge un 1 si elle vous a semblé tenir dans sa tranche, un 2 si elle vous a paru longue. Une question expédiée plus vite compte aussi 1. Une question quittée dès sa première lecture, avec une réponse provisoire, compte 0 : sa lecture se paie sur l’avance que laissent les questions expédiées.

Toutes les trois questions, additionnez. Si la somme dépasse le numéro de la question, l’écart entre les deux nombres est votre retard, en tranches.

Après la 6e question, vos marques sont par exemple 1, 1, 2, 1, 2 et 1 : 8 tranches pour 6 questions, soit deux tranches de retard. Selon ce compte, 10 minutes et 40 secondes sont passées au lieu de 8. Il reste 7 tranches pour 9 questions : les deux prochaines questions qui ne s’ouvrent pas à la première lecture reçoivent tout de suite une réponse provisoire et un 0, et votre compte rejoint le numéro de la question.

Apprendre à sentir 80 secondes

Le compte des tranches ne vaut que si votre estimation est juste. Elle se travaille question par question, avant les séries complètes, en quatre étapes :

  1. Faites tenir un chronomètre par quelqu’un d’autre, ou lancez-le vous-même puis retournez-le, écran contre la table.
  2. Résolvez une question d’entraînement jusqu’à cocher une réponse, sans chercher à mesurer le temps.
  3. Écrivez aussitôt, en secondes, le temps que vous croyez avoir passé.
  4. Lisez le temps réel, notez l’écart, remettez à zéro et passez à la question suivante.

Nous conseillons dix questions par séance, pendant deux semaines, en mêlant les sous-tests. En fin de séance, faites la moyenne des écarts en gardant leur signe : elle dit dans quel sens vous vous trompez.

Relevé fictif d’une séance de dix questions, écrit pour l’exemple (temps en secondes)
QuestionTemps estiméTemps réelÉcart
16085−25
290110−20
37075−5
4120150−30
55055−5
680100−20
710095+5
86080−20
990120−30
107090−20

Faites défiler le tableau vers la droite.

Les dix écarts additionnés font −170 secondes, soit −17 secondes par question en moyenne. Ce candidat sous-estime son temps : quand il croit avoir passé 80 secondes, il en a passé près de 100. Sur un sous-test entier, ses 20 minutes s’achèvent pendant la 13e question, alors qu’il se croit encore à plus de 3 minutes de la fin. Sa correction : compter une question pour deux tranches dès qu’elle lui semble avoir duré plus d’une minute.

Recommencez jusqu’à ce que la moyenne des écarts reste sous 10 secondes, dans un sens ou dans l’autre, trois séances de suite, puis estimez des blocs de trois questions, qui doivent approcher 4 minutes.

La règle du passage

La FNEGE en donne le principe au point 9 de ses conseils : « Lisez la question dans son intégralité et si vous ne savez pas répondre, passez à la question suivante. » Reste à fixer, avant le jour du test, le moment où vous ne savez pas répondre ; sans montre, il se repère à ce que vous faites.

Nous retenons deux signaux. Le premier tombe à la fin d’une lecture complète de l’énoncé : si aucune méthode n’apparaît, vous partez. Le second tombe après deux tentatives, c’est-à-dire une méthode qui n’aboutit à aucune des cinq propositions, puis une autre, par exemple l’essai des propositions une à une, qui échoue aussi. Ces deux signaux visent à plafonner chaque question à deux tranches. Appliquez-les dès vos séries d’entraînement.

Avant de partir, faites ces trois gestes, dans cet ordre :

  1. barrez dans le cahier les propositions que vous pouvez écarter d’un coup d’œil ;
  2. cochez sur la grille la meilleure de celles qui restent ;
  3. entourez dans le cahier le numéro de la question, pour y revenir s’il reste du temps.

Cette réponse provisoire ne vous coûte rien si elle est fausse : « les réponses incorrectes n’entraînent pas de pénalité en termes de points », lit-on sur la page Comprendre son score de la FNEGE. Faites-en malgré tout votre meilleure hypothèse du moment. Si, en y revenant, vous trouvez une autre réponse, la FNEGE met à votre disposition une « ligne de secours », dont la page Conseils écrit qu’« elle seule vaudra lors du dépouillement du test ». Ni cette page ni le règlement ne disent comment la remplir ni combien de corrections elle admet : suivez les consignes de marquage précisées sur la grille, que le règlement impose de respecter.

Un plan par sous-test

Le compte des tranches vaut pour les six sous-tests. Raisonnement / Argumentation et Expression se traitent dans l’ordre du cahier, avec le compte et la règle du passage ; les quatre autres demandent un plan à eux.

Compréhension de textes

La lecture n’a pas de budget à part : elle se paie sur les tranches des questions qui suivent le texte. À l’ouverture du sous-test, comptez ces questions pour chaque texte. Un texte suivi de cinq questions (nombre pris pour l’exemple) dispose de cinq tranches, soit 6 minutes et 40 secondes, lecture comprise. Si la lecture vous en a pris deux, il en reste trois pour cinq réponses, soit 48 secondes par réponse. Vous le savez avant la première question, assez tôt pour choisir celle que vous sauterez.

Calcul et Conditions minimales

Dans ces deux sous-tests, nous conseillons trois passes, pour qu’un énoncé difficile placé tôt dans le cahier ne prenne pas le temps des énoncés plus courts qui le suivent.

Un plan de passes pour le sous-test Calcul, exemple pour un candidat qui résout une douzaine de questions en 20 minutes
PasseCe que vous faitesQuestions résolues viséesTranches
1reLes 15 énoncés dans l’ordre : résolus si la méthode apparaît à la première lecture, sinon réponse provisoire et numéro entouré810 au plus
2eLes numéros entourés où vous aviez entrevu une méthode4 de plus, soit 124
3eLes numéros encore entourés, s’il reste du tempsaucune : leur case est déjà cochéela dernière

Faites défiler le tableau vers la droite.

Le plan tient même si la troisième passe n’a pas lieu : à la fin de la première, les 15 cases sont remplies. Ses nombres sont un exemple ; fixez les vôtres d’après vos séries chronométrées et, pour situer votre niveau avant de commencer, passez le test de niveau que l’équipe ouvre sur demande. Aux Conditions minimales, une question qui ne s’ouvre pas à la première lecture part de même en deuxième passe, avec sa réponse provisoire.

Logique

Certaines séries se lisent au premier regard, d’autres demandent d’essayer plusieurs règles. Traitez les premières sans vous y attarder, car chacune vous rend une partie de sa tranche. Pour les secondes, la règle du passage tombe à la deuxième règle essayée sans succès, et le temps gagné sur les séries évidentes paie celles-là.

Les deux dernières minutes, sans les voir

Vous ne savez pas quand elles commencent : votre compte de tranches est une estimation, et la salle n’offre peut-être aucun autre repère. Derrière vous, aucune case ne reste donc vide. Chaque réponse se reporte sur la grille sitôt choisie, provisoire ou non, car le règlement précise que « seule la grille de réponses est prise en compte pour la correction des épreuves ». Une réponse trouvée et laissée dans le cahier ne compte pas.

Quand votre compte atteint 13 tranches, il vous en reste deux, soit 2 minutes et 40 secondes si votre estimation est juste. Arrêtez ce que vous faisiez et donnez une réponse à chaque question encore vide, de la première à la dernière. Avec quatre questions devant vous, cela fait 40 secondes chacune : assez pour lire l’énoncé et écarter une proposition avant de cocher. Le signal est placé à 13 tranches, et non à 14, pour absorber une erreur d’estimation d’une tranche.

La FNEGE écrit aussi, au point 9 de ses conseils : « Ne cherchez pas à répondre absolument à toutes les questions, mais essayez de répondre juste au maximum de questions. » Ce conseil porte sur le travail, le barème sur la grille : résolvez avec soin les questions que votre rythme permet, et cochez les autres. « Aucun point n’est déduit pour les questions laissées sans réponse », mais une case vide ne rapporte rien, alors qu’une case cochée peut être juste. Toutes les raisons de ne laisser aucune case vide tiennent à ce barème.

S’entraîner dans les conditions du test

Une série d’entraînement reproduit la salle quand rien ne vous donne l’heure. Réglez un minuteur sur 20 minutes, sans alarme intermédiaire, et faites-le lancer par quelqu’un d’autre, ou posez-le hors de vue. Si ce minuteur est votre téléphone, il sonne depuis une autre pièce : aucun téléphone sur la table, même retourné. Ces séries prennent place dans la préparation d’ensemble une fois la méthode de chaque sous-test travaillée.

Composez sur papier, au stylo, sans calculatrice. Dessinez une grille de 15 lignes de cinq cases, de A à E, et reportez-y chaque réponse au fur et à mesure, comme le jour du test. Le compte des tranches s’écrit dans la marge des énoncés.

À la sonnerie, entourez le numéro de la question où vous êtes et lisez votre compte. Au bout de 20 minutes, il devrait valoir 15. S’il vaut 12, vous avez sous-estimé votre temps de trois tranches, soit 4 minutes sur le sous-test : reprenez l’estimation question par question pendant quelques séances.

Le règlement précise qu’« il est interdit de sortir de la salle d’examen pendant les épreuves ». Dans les dernières semaines, enchaînez plusieurs sous-tests sans vous lever, puis les six à la suite, en gardant le compte des tranches dans chacun. Vous verrez si votre estimation tient encore au cinquième ou au sixième sous-test ; si elle dérive, refaites les dix questions du protocole à la fin d’une longue séance plutôt qu’au début.

Questions fréquentes

Peut-on porter une montre au TAGE MAGE ?

Non. La page Conseils de la FNEGE cite la montre et le chronomètre dans le matériel électronique interdit, et le règlement interdit tout matériel en dehors du stylo, ce qui exclut aussi une montre à aiguilles. Entraînez-vous dès maintenant sans montre au poignet, avec un minuteur que vous ne voyez pas.

Combien de temps par question ?

80 secondes en moyenne, puisque chaque sous-test donne 20 minutes pour 15 questions. La FNEGE ne fixe aucun temps par question : une question réglée vite laisse du temps à une plus longue. Sans montre, comptez par blocs de trois questions, qui valent 4 minutes, et quittez une question qui vous semble en avoir pris le double.

Que faire quand on bloque sur une question ?

La quitter, avec une réponse provisoire. La page Conseils de la FNEGE dit de passer à la question suivante quand vous ne savez pas répondre. Avant de partir, barrez dans le cahier les propositions que vous pouvez écarter, cochez sur la grille la meilleure des autres et entourez son numéro dans le cahier. Une réponse fausse ne coûte aucun point ; revenez-y s’il vous reste du temps.

Y a-t-il une horloge dans la salle ?

Le règlement, la page Conseils et la foire aux questions de la FNEGE n’en disent rien, et ne disent pas non plus si le temps restant est annoncé. Ne comptez donc ni sur une horloge ni sur une annonce. Préparez-vous à composer sans aucun repère visible, avec votre compte de questions pour seule mesure.

Sources : pages de tagemage.fr, le site de la FNEGE, consultées le 18 octobre 2026 : Conseils, Règlement général du test, Comprendre son score, Présentation générale, Sous-tests, Foire aux questions.